Les Rami, c’est fini…

… et dire qu’il faudra attendre l’année prochaine… Les Rencontres Artistiques de Musique Improvisée se sont terminées ce dimanche au Théâtre d’Orléans en apothéose avec un ultime concert donné par les frères Ceccaldi que l’on peut qualifier d’événement de ce festival qui en connut quelques autres ! Rappelons que les RAMI programmé par leur génial inventeur Gérard Bedu, convoquent des musiciens et des interprètes pour des créations originales qui croisent musique et formes poétiques sans limite de genre, autrement dit chaque spectacle est une expérience unique, une carte blanche à un couple ou plus d’artistes explorateurs du genre.

Les frères Ceccaldi cl Marie Line Bonneau

Et chaque année depuis maintenant quatre ans, les RAMI font la démonstration de leur pertinence en intéressant un public de découvreurs de plus en plus large, faisant de ce festival un cas assez unique dans son style en France et dont nous avons la chance qu’il se déroule à Orléans. Il faut dire qu’il faut la conviction messianique dans la création artistique d’un Gérard Bedu qui œuvre inlassablement depuis plus de vingt ans à la promotion d’une musique de création, pour tenter chaque année cette aventure et oser cette programmation à nulle autre pareille !

Et les Rami grandissent et s’étendent dans la ville avec 20 spectacles et une exposition, dans six lieux différents, offrant ainsi toujours plus d’occasions pour le public de rencontrer cette création contemporaine, comme cette lecture chantée par la voix à la tessiture si riche de Georgia Hadjab, de poèmes du grand auteur palestinien Mahmoud Darwich un samedi après midi sur la place de la République, ou cette rencontre avec Péguy déclamé par Charles Pennequin totalement inspiré par le Centre du grand écrivain.

Georgia Hadjab cl Marie Line Bonneau

Et puis, il y eut donc ce dimanche soir, les frères Ceccaldi qui nous imposèrent leur maestria instrumentale dans un dialogue époustouflant entre violon et violoncelle, une improvisation millimétrée inouïe qui nous oblige à revisiter notre culture musicale sous l’angle d’une création riche de nouvelles promesses…

Alors longue vie aux RAMI et merci Gérard !

GP

https://www.scenenationaledorleans.fr/

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