Orléans : un exercice inondation grandeur nature du 12 au 16 novembre

Gestion de crise, coordination des différents acteurs publics, sécurité civile et forces de sécurité : en cas de crue majeure de la Loire – on attend toujours la centennale – le préfet du Loiret et de région Jean-Marc Falcone a présenté mardi 6 novembre l’exercice de sécurité civile “inondation Loire”. Objectifs : réactualiser la planification de l’organisation des secours (en tenant compte des retours d’expérience des crues de juin 2016 dans le département) et tester la prise de décision d’évacuation par l’autorité préfectorale et la communication des décisions prises aux 4 départements principaux qui pourraient être impactés (Loiret, Cher, Loir-et-Cher et Indre-et-Loire).

Imaginez : rien que dans le Loiret, 62 communes pourraient être impactées par une crue de la Loire version “sérieuse”, soit environ 80.000 habitants. On ne déciderait pas d’évacuations ici ou là à la légère, ni d’un claquement de doigts. Chécy, La Chapelle-Saint-Mesmin, Olivet, Orléans, Saint-Cyr-en-Val, Saint-Denis-en-Val, Saint-Jean-Le-Blanc, Saint-Jean-De-Braye, Saint-Pryvé-Saint-Mesmin ; mais encore dans le Giennois Poilly-les-Gien, Gien, Saint-Martin-sur-Ocre, Saint-Gondon, Saint-Firmin-sur-Loire, Saint-Brisson-sur-Loire et Nevoy joueront l’exercice.

Porte de Saint-Firmin.

La salle de “crise” sera installée à la préfecture du Loiret, rue de Bourgogne, du 13 au 15 novembre. Des opérations de surveillances des levées (150 km dans le seul Loiret), sur le tronçon Châtillon – Saint-Firmin seront effectuées jeudi 15 novembre dans la matinée. Le même jour à 9h, une évacuation de 40 “plastrons” aura lieu à Olivet, par bus depuis l’école du Plissay jusqu’au centre sportif du Larry. À Orléans, des tests d’alertes auront lieu avec la Réserve communale de sécurité civile et TAO ; des tests d’accueils et d’hébergement à Saint-Denis-en-Val ; mise en place de déviations, fermeture de la porte Saint-Firmin, etc.

Trois stations de référence (Cours-les-Barres, Gien, et Orléans) ainsi que deux échelles de vigilance (Gien et Orléans) auxquelles s’ajoutent les 4 échelles Vigicrues à Châtillon-sur-Loire, Saint-Martin-sur-Ocre, Jargeau et Orléans quai du Roi, permettent la surveillance du fleuve. 7 autres échelles secondaires sont disséminées le long de la Loire, comme à Beaugency, Meung-sur-Loire Saint-Père et Saint-Benoît-sur-Loire (par exemple).

Les crues de Loire peuvent être entraînées par trois phénomènes majeurs : celle alimentée par de fortes pluies océaniques entrainant des quantité d’eau importantes sur le Bassin Parisien, le Limousin, et l’Auvergne, pouvant se produire en hiver ou au printemps. La crue méditerranéenne ou cévenole provoquée par des averses orageuses sur la région orientale du Massif-Central, de durée faible mais avec une grande quantité de pluies déversées. Mais celle qui est le plus redoutée c’est la “mixte”, qui combinerait les deux phénomènes – cévenole et océanique – comme ce fut le cas en 1846, 1856, 1866 et 1907.

F.S.

 

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