Indre : 350 km pour dire non à la fermeture de la maternité du Blanc

La marche des Oreilles contre la fermeture de la maternité a démarré hier au Blanc, alors que quelques heures plus tôt, une petite fille y est née aux urgences. Comme un rappel que les mamans et les bébés continuent de vouloir accoucher et naitre au Blanc.

Slogan crié et pancarte portée haut, les manifestants ont traversé le Blanc

Une petite fille est née aux urgences du Blanc dans la nuit de vendredi à samedi. 3,6 kg. Tout s’est bien passé pour la maman qui, attendant le retour de son mari, seule, n’a par la suite pas pu aller jusqu’à Châtellerault ou Poitiers. 

Environ 250 marcheurs sont partis pour la première étape

Ce samedi matin, l’information était sur toutes les lèvres alors que les Blancois allaient pour entamer leur nouvelle opération la Marche des Oreilles. Comme une confirmation une fois encore, que la fermeture de la maternité du Blanc représente un danger pour les femmes parturientes.

Environ 250 personnes se sont réunies dès 9 h 30 le matin, au pied de la maison Amicale, l’ex-maison médicale adaptée en lieu d’accueil des opposants à la fermeture. Grandes oreilles sur la tête pour certains, gilets jaunes pour les autres. Pour Annick Gombert, le rassemblement de plusieurs luttes ici est un atout.

De bonnes oreilles pour bien entendre

« Je pense que le mouvement Gilets Jaunes peut aussi nous aider à gagner de la visibilité, montrer ce qui est vécu dans les territoires ruraux. » « Le gouvernement nous demande d’être « En Marche », alors c’est que nous faisons, explique Claudio Palumbo, membre du collectif C pas demain la veille et à l’origine de l’idée de la marche. Et comme l’Etat ne nous entend pas, notre but, c’est de leur apporter de nouvelles oreilles et toutes les déposer devant l’Elysées. » Au sein de l’organisation, Marie-Thé et son équipe se sont chargés de les confectionnés. « On a un peu improvisé avec du fil électrique souple et après des collants, des chaussettes par dessus, et puis maintenu par un bandeau élastique pour que ça s’adapte à tous. On en a fait une cinquantaine de paires, en espérant que ça soir suffisant pour se faire entendre ! » Une idée toute simple mais qui, une fois encore, les a fédéré pour mener cette action en commune.

Le marche est partie vers 10 h de l’ancienne maison médicale

Seize étapes sont prévues pour aller à Paris, dont celle de mardi qui passera par Châteauroux via l’hôpital, où un pique nique est prévu, l’antenne de l’ARS et la mairie. Le groupe remontera ensuite vers le nord du département et traversera également le Loir et Cher, direction le Loiret et Orléans, avant de rejoindre l’Essonne puis Paris. « On aura pas mal d’étapes clés, avec des animations. Le samedi 8, il y aura une grande soirée de soutien à la maison des associations de Vernou-en-Sologne. L’étape du lundi 10, entre Muide-sur-Loire et Orléans se fera à vélo. Et puis, il y aura plein d’autres activités sur la route, décrit Claudio Palumbo. A Paris, nous serons reçus par le maire du XIVème arrondissement qui est, lui aussi, touché par le regroupement des hôpitaux. »

De nombreux marcheurs ont prévu de faire plusieurs étape, et un le parcours entier

Objectif final : obtenir un rendez-vous avec Emmanuel Macron pour le lundi 17 décembre. Un premier contact a d’ailleurs déjà été établi par Laurent Laroche, maire de Bélâbre, lors du dîner que le président a organisé avec les maires de France. « J’ai pu discuté deux, trois minutes avec lui et il m’a promis de s’occuper du dossier. Je l’ai senti vraiment à l’écoute, même si ça a été rapide. Sur demande de sa secrétaire particulière en charge des élus, nous lui avons fait parvenir un courrier mercredi dernier, qu’il a reçu, pour expliquer notre position et où l’on relate ce que nous pensons être des dysfonctionnements de la gestion depuis le début de l’année. On a beaucoup insisté dans ce courrier pour qu’il ne soit pas transmis au ministère de la Santé, mais pour traiter directement avec la présidence. »

Morgane Thimel

Commentaires

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  1. Le vrai problème c’ est que les élus de l’ Indre ne sont pas intéressés par la construction d’ une autoroute traversant le Berry d’ ouest en est ( Poitiers – Le Blanc – Châteauroux – Issoudun – Bourges – La Charité-sur-Loire – Clamecy – Auxerre – Troyes – Saint-Dizier – Nancy ) . Pourtant , en plus de désenclaver le Berry , de lui permettre de réduire la domination parisienne , et d’ attirer entreprises et emplois , une telle autoroute permettrait aux habitants du Blanc d’ aller rapidement à Châteauroux ou à Poitiers et rendrait donc inutile le maintien d’ un hôpital au Blanc .

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