Attentat de Strasbourg : Guillaume Peltier appelle à “interner” puis “expulser” les fichés S étrangers

Deux morts, une personne en état de mort cérébrale, douze blessés dont deux au pronostic vital engagé. C’est pour l’heure le bilan de l’attentat perpétré dans la soirée du 11 décembre dans le centre-ville de Strasbourg, dans le célèbre marché de Noël. Le gouvernement a annoncé le passage du plan Vigipirate au niveau “urgence attentat”, et le tireur est actuellement toujours en fuite, très activement recherché. Il s’agit d’un homme de 29 ans né à Strasbourg, connu des services de police et de renseignement, condamné 27 fois pour des délits de droit commun en France, en Allemagne et en Suisse, et fiché S. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « assassinats », « tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

À l’Assemblée nationale, les députés d’opposition n’ont pas tardé à réagir, notamment le député de Loir-et-Cher et conseiller régional L.R Guillaume Peltier. “La France est à nouveau endeuillée”, commence-t-il. “Trois de nos concitoyens ont été assassinés hier et treize ont été blessés, victimes de la barbarie islamiste. Mes premières pensées vont bien évidemment aux victimes et à leurs familles. Je pense aussi aux forces de l’ordre qui ne ménagent pas leur peine pour retrouver le terroriste et que justice soit faite (…) Les drames se succèdent mais les gouvernements successifs n’en tirent pas les leçons. Chaque fois, les parcours des terroristes sont les mêmes : ils étaient identifiés et fichés S par les services de renseignement, faisaient l’objet d’une surveillance, étaient des délinquants de droit commun en liberté. Le terroriste de Strasbourg ne fait malheureusement pas exception à la règle”.

Le député de Loir-et-Cher estime que “Nous devons tout d’abord rétablir l’état d’urgence. Les procédures de l’état d’urgence nous permettent de nous doter d’outils juridiques exceptionnels susceptibles de déjouer des attentats”. Puis il ajoute que “Nous devons ensuite interner les fichés S les plus dangereux en appliquant le principe de précaution. Comme la majorité précédente, la majorité actuelle se réfugie derrière la Constitution pour ne pas prendre les mesures qui s’imposent. Cet argument ne résiste pas à l’épreuve des faits : en 2016, 92.000 patients ont été hospitalisés en psychiatrie contre leur gré. Si les terroristes sont des « déséquilibrés », nous devons en tirer les conclusions qui s’imposent. De plus, parmi nos voisins, de tels arsenaux juridiques existent : l’article 55-2 de la Constitution Espagnole permet la suspension individuelle des droits fondamentaux des personnes liées à des organisations terroristes ou à des bandes armées”.

Enfin, le député solognot pense qu’il faut “expulser les fichés S étrangers. (…) Cette mesure de bon sens permettrait en outre de libérer du temps pour nos services de renseignements et nos forces de l’ordre, afin qu’ils puissent se concentrer sur les fichés S français”.

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