Anis Sabri-Lebaron : « Le Blois Foot 41 continuera à regarder vers le haut »

L’avocat blésois succèdera le 1er avril prochain au très médiatique François Jacob, Président du Blois Foot 41 dont l’opposition avec le président d’Agglopolys alimente l’actualité sportive depuis plusieurs mois. Ce proche de Maurice Leroy, passionné de foot depuis son enfance, a bien voulu répondre à nos questions. Sans aucun détour.

Magcentre.fr : Qui êtes-vous, Anis Sabri-Lebaron ?

Anis Sabri-Lebaron

Anis Sabri-Lebaron : Je suis blésois de naissance où je suis né il y a 41 ans. J’ai deux enfants de 3 et 8 ans. Professionnellement, j’ai créé un cabinet d’avocat à Paris. J’y suis inscrit au barreau avec une spécialisation en droit des affaires et plus spécialement dans les stratégies de développement de la croissance externe des entreprises. J’ai pratiqué le football lorsque j’étais jeunes où je jouais gardien de but. À l’époque, j’étais fan de l’Olympique de Marseille et admiratif de Bernard Tapie qui fut un grand président et ambassadeur de sa ville. Je me souviens comme si c’était hier des immenses joueurs qui composaient l’équipe d’alors, les Boli, Papin, Voeller, Moser… sans oublier l’entraîneur, « le sorcier belge » Raymond Goethals. J’écoutais aussi les commentaires des matchs sur France Inter avec Jacques Vendroux. Toute une époque…

Magcentre.fr : Pouvez-vous nous dire ce qui vous amène dans le staff du Blois Foot 41 ?

François Jacob, Anis Sabri-Lebaron.

Anis Sabri-Lebaron : La passion, vous l’avez compris mais aussi la rencontre avec un homme charismatique, François Jacob, avec qui le contact a d’emblée été très bon. Nous partageons les mêmes valeurs, celles du travail, de la générosité, de l’humilité et le sens du collectif. À mes yeux, un président n’est pas seulement comptable des résultats, il doit impulser une dynamique, mettre en œuvre un projet fédérateur, ce qu’a su parfaitement faire François Jacob depuis 20 ans. Il a remis en mouvement le football blésois et su transmettre ses valeurs en particulier aux jeunes qui sont le poumon du Blois Foot 41. Avec énergie et constance du travail, il a construit, entouré de son équipe de bénévoles, un club qui est désormais reconnu et respecté dans le monde du football.

Magcentre.fr : Comment s’organise la transition, quelles en sont les étapes ?

Anis Sabri-Lebaron : J’ai présenté mon projet, 1h30 durant, aux 18 membres du conseil d’administration le 7 décembre dernier ; ils ont validé à l’unanimité le principe d’un passage de témoin dans la durée avec un accompagnement fort. La période de transition va courir jusqu’au 30 juin. D’ici-là, François Jacob et moi allons travailler ensemble avec à partir d’avril 2019, une période de codécision. Elle concernera les choix sportifs (recrutement, staff…) mais aussi l’organisation et la gestion du club. Autour du directeur sportif Maurice Bouquet, le Blois Foot 41 compte 30 salariés qui travaillent à l’encadrement de 33 équipes et participent à la formation de 150 jeunes de l’école de football. C’est un club amateur qui n’a d’amateur que le statut. Ma première responsabilité sera d’abord de faire tourner l’entreprise et de garantir à tous membres la continuité du travail réalisé. Organisation, respect, écoute sont mes maîtres mots. Quant aux finances qui sont très saines, elles le resteront. J’assume donc totalement ma volonté de m’inscrire dans la continuité de François Jacob. Le Blois Foot 41 va consolider son existant et continuera à regarder vers le haut.

Magcentre.fr : Que pensez-vous de la polémique entre François Jacob et Christophe Degruelle à qui il est reproché de favoriser le basket au mépris de toutes règles d’équité ?

 

Anis Sabri-Lebaron : C’est un soutien total, sans ambigüité. Sa démarche de dénonciation de l’opacité dans l’attribution des fonds publics est totalement légitime. J’ajoute que le traitement par le mépris dont a été victime François Jacob depuis de longs mois est inadmissible de la part d’un Président d’agglomération. Le Blois Foot 41 attend donc la fin d’une discrimination injustifiée et une égalité de traitement entre clubs. Pour aller plus loin, je pense qu’une charte opposable définissant des critères objectifs et transparents d’attribution de l’argent public est absolument nécessaire. Maurice Leroy l’avait d’ailleurs fait lorsqu’il était président du Conseil départemental. Dans le contexte actuel, les contribuables sont en droit d’exiger des comptes des élus dans l’utilisation des deniers publics.

Magcentre.fr : Vous êtes membre de l’UDI où vous exercer les fonctions de secrétaire national en charge des questions de justice. Que répondez-vous à ceux qui parlent du Blois Foot 41 comme d’un tremplin pour votre carrière politique ?

 

Anis Sabri-Lebaron : Je réponds très simplement. Pourquoi alors m’a-t-on désigné ? Mon projet sportif et d’entreprise pour consolider le Blois Foot 41 ne pèserait-il rien ? C’est vrai que mon engagement désintéressé pour faire progresser la cause de la justice au sein d’un parti humaniste existe. Et alors, au nom de quoi devrais-je rester en dehors de la vie citoyenne de mon pays ou associative blésoise qui plus est dans un secteur qui me passionne ? Vous savez je suis un homme qui va au bout de ses engagements. Vous pouvez compter sur moi pour les assumer au service des milliers de blésois et d’habitants de l’agglomération qui ont sont fans de foot. Le football est au cœur de l’identité sportive de notre cité. Ma plus grande joie est de voir communier les gamins des quartiers autour de leur équipe dont ils portent fièrement les couleurs jaune et rouge.

Magcentre.fr : Un mot sur le match de samedi soir (15 décembre) et la lourde défaite concédée contre les jeunes joueurs de l’AS Saint-Étienne 4 à 1 ?

Les jeunes Stéphanois ont livré un match parfait sur la pelouse des Allées

Anis Sabri-Lebaron : Nous avons vu une belle équipe de Saint-Étienne qui mérite sa victoire. Je rappelle qu’elle est constituée de jeunes professionnels comme Dylan Chambost ou Alexandre Valbon amenés à jouer au sein de ce club mythique. Cela n’enlève en rien au beau début de championnat de notre équipe qui reste 6ème au classement de Nationale 2. Je tiens à saluer l’entraîneur Loïc Lambert qui a fait un gros boulot avec les joueurs qui ont réalisé un excellent début de championnat. Notre objectif reste le maintien et je suis certain que la trêve hivernale nous permettra de repartir sur de bonnes bases. Mais nous devons d’abord réagir samedi prochain contre la réserve professionnelle des Girondins de Bordeaux. Ce sera un nouveau défi pour notre équipe qui doit relever la tête et affirmer les valeurs qui font notre fierté.

Propos recueillis par Jean-Luc Vezon

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