Trois grandes écoles débarquent à Orléans

Olivier Carré vient d’annoncer la bonne nouvelle: trois grandes écoles vont ouvrir des campus décentralisés à Orléans, en réponse à un appel à manifestation d’intérêt qui a suscité huit candidatures. “Leur arrivée est une chance pour la région et le monde académique”, a dit le maire. C’est aussi une chance pour Orléans qui devrait ainsi compter 1100 étudiants de plus d’ici dix ans grâce à ce sang neuf.

© L’Institut supérieur de commerce de Paris

La première école à s’implanter sera l’Institut supérieur de commerce de Paris, une école privée qui s’inscrit dans le top 20 des écoles de commerce. A Orléans, elle accueillera une première promotion d’une trentaine d’étudiants dès la rentrée 2019, avec des bachelor pour commencer. L’effectif de ce campus devrait ensuite fortement progresser puisqu’elle annonce 700 étudiants à l’horizon 2029, des masters, un programme grandes écoles, etc. Les étudiants s’installeront dans l’ancien collège Anatole Bailly, rue Jeanne d’Arc, presque au pied de la cathédrale. L’établissement, désaffecté, sera réhabilité, pour un budget de 20 millions d’euros dont 4 millions pour le rachat du site par la métropole à la ville. 

L’année suivante, en 2020, ces étudiants seront rejoints, dans les mêmes locaux, par leurs camarades de l’Ecole spéciale des travaux publics, qui va y ouvrir son troisième campus décentralisé, après Troyes en 2017, et Dijon, prévu en septembre prochain, pour former des ingénieurs. 

Enfin, Orléans va accueillir une antenne d’AgroParisTech, la grande école française qui forme des ingénieurs et des managers dans le domaine des sciences du vivant et de l’environnement. Déjà implantée à Nancy, Rennes, Montpellier, Reims, Clermont et Kourou, elle va s’installer sur le campus de La Source, et souhaite faire d’Orléans sa référence dans le domaine des cosmétiques et de la santé, avec une trentaine d’étudiants en 2020, et jusqu’à 110 à l’horizon 2024. 

Commentaires

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  1. Les deniers publics vont financer une école de commerce privée (comme toutes les écoles de commerce) : 7500 € d’inscription par an, l’ESTP 10 950 € par an, et un établissement public agrotech 1765 € par an (mais de 7000 à 18000 € par an; Cherchez l’erreur! une mesure de justice sociale pour la métropole ?

  2. AgroParisTech à Orléans ? Ca fera plaisir aux Montargois qu’on les oublie, puisque René Dumont en fut un des citadins.
    Je laisse à chacun chercher qui est René Dumont, ce qu’est AgroParisTech.

  3. L’ISC Paris se situe à la 28ème place sur 38 dans le classement 2018-2019 des écoles de commerce du Figaro étudiant.Elle est loin d’etre une référence nationale comme l’ESSEC,l’Edhec,l’EM Lyon,GEM,Audencia,Skema ou Kedge.

    • C’est suffisant pour Orléans qui dispose déjà de l’une des meilleures écoles de commerce françaises.

  4. Il y a déjà l’ESCEM DE Tours qui a repris l’ECG! l’offre va être surdimensionnée?

  5. Une débauche d’argent public au profit de deux écoles privées… et au détriment de l’université d’Orléans !

    Voici le communiqué de la section FSU de l’université d’Orléans suite à l’annonce d’importantes subventions d’Orléans Métropole en faveur de 2 écoles d’enseignement supérieur privées.

    “La FSU tient à signifier sa totale opposition au financement par Orléans Métropole de l’installation en centre-ville d’antennes de deux écoles privées d’enseignement supérieur.

    Le conseil d’Orléans Métropole, réuni ce 20 décembre, doit se prononcer sur le versement de subventions d’un montant délirant en faveur de l’ISC Paris et de l’ESTP Paris. D’une part, l’intercommunalité prévoit de consacrer pas moins de 20 millions d’Euros pour acheter l’ancien collège Bailly, l’agrandir et le mettre à disposition de ces deux écoles privées. D’autre part, Orléans Métropole entend verser 7 millions d’Euros de fonctionnement et 1,4 millions d’Euros d’investissement entre 2019 et 2024 à l’ISC et 1,2 millions d’Euros de fonctionnement et 2 millions d’Euros d’investissement entre 2020 et 2022 à l’ESTP !

    De plus, ces formations privées, aux frais d’inscriptions indécents (7 950€ pour un Bachelor à l’ISC et 7 725€ une année d’ingénieur à l’ESTP), où l’achat d’un diplôme l’emporte sur l’objectif de formation, sont susceptibles de concurrencer, notamment en matière de stage et d’insertion, des formations dispensées au sein de l’Université d’Orléans par Polytech et l’IAE.

    Dans un établissement public, les droits universitaires s’élèvent à 243€ en Master et 601€ en école d’ingénieurs, en sachant que les étudiants boursiers en sont exonérés et qu’ils représentent 38% des étudiants en France.

    Dans le même temps, toujours au nom du « rayonnement » du seul centre-ville, l’université d’Orléans, pourtant étranglée budgétairement, doit entretenir à ses frais le superbe et si peu fonctionnel Hôtel Dupanloup… dont elle a si peu l’utilité.

    Comment une collectivité publique peut-elle, au seul profit d’une infime minorité, mépriser à ce point l’enseignement supérieur public et bafouer de la sorte l’intérêt général ? “

  6. Cette ville est toujours à la recherche d’un semblant d’identité quitte à prendre les quelques miettes refusées ailleurs…

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