Le budget 2019 « ambitieux mais tenu » d’Orléans-Métropole

Les 22 communes de la Métropole orléanaise débattront et voteront le budget 2019 jeudi 20 décembre. Sur les 578,5 millions d’euros du total, 431 millions seront consacrés aux projets et actions d’envergure, le tout contraint par la contractualisation avec l’État obligeant la Métropole à ne pas dépasser 1,2 % de dépenses fonctionnement. Des ambitions donc, mais aussi de la vertu avec les deniers publics…

Avoir les moyens de ses ambitions. C’est ce qu’ambitionne le président d’Orléans-Métropole Olivier Carré, et son rapporteur du budget Michel Martin. Le tandem, déjà en marche à la municipalité d’Orléans, présentera jeudi 20 décembre le budget de la Métropole orléanaise devant les 95 membres titulaires des 22 communes la composant.

Un nouveau cap veut être donné, avec l’enseignement supérieur. Comme nous vous l’indiquions mardi, trois grandes écoles vont venir s’installer à Orléans dès l’année prochaine : L’Institut supérieur de commerce de Paris ; en 2020 l’École supérieur des Travaux publics ; et une antenne d’Agro Paris Tech, école publique qui forme des ingénieurs et managers dans le domaine des sciences du vivant et de l’environnement. 18,6 M€ y seront consacrés, 4,4 M€ pour l’acquisition du collège Anatole-Bailly rue Jeanne-d’Arc. « Et 1 M€ pour le fonctionnement », afin « d’aider » ces précieuses écoles à s’installer. Deux d’entre elles sont privées (ISCP et ESTP) : cela ne manque pas d’interpeller sur l’utilisation des fonds publics. « La guéguerre public/privé conduirait à la non installation d’écoles. J’espère qu’il y aura d’autres amorces » se justifie Olivier Carré.

Autre projet « structurant » en vue : le projet CoMet, dont la première pierre sera posée en 2019. Des travaux d’aménagements pour l’arrivée du tram, pour leur permettre des arrivées et départs simultanés vont être réalisés afin de rendre la salle accessible en 10-15 mn depuis le centre-ville.
Avec 138,1 M€ de part du budget, la mobilité occupe la première place des projets et actions de la Métropole. Dans l’enveloppe, 38 M€ pour le déploiement du bus électrique, avec l’inscription dans cet exercice budgétaire de la construction d’espaces d’accueil de chargement des batteries. « Il faut noter l’importance de la saisonnalité », explique le président de la Métropole, « selon que vous utilisez le chauffage en hiver ou la clim en été, la consommation des batteries n’est pas la même ». Enedis devra tirer des lignes d’approvisionnement en électricité conséquentes pour les recharges.

Côté ressources, la Métropole compte en 2019 sur 142 M€ de contribution des entreprises ; 79 M€ de DGF (Dotation globale de fonctionnement, abondée par l’État) ; 96 M€ de recettes de tarification (dont 20 M€ des transports urbains) ; 58 M€ de fiscalité sur les ménages ; 152 M€ d’emprunts ; 35 M€ de subventions, dont 26 M€ de la part du Département du Loiret pour la réalisation de CoMet.

Débats et vote jeudi 20 décembre à 18h, place de l’Étape (public).

F.Sabourin

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