“A cordes éperdues” par Natacha Larnaud

Voici une délicate invitation comme apaisante  à la danse, un art à la fois ravissant et courtois qui charmera tout autant les amoureux des ondes du fleuve Loire qui s’élance vers l’océan que ceux qui adorent s’abandonner aux musique bretonnes et celtiques. “A cordes éperdues”,  ce disque en solo de la jeune harpiste lorientaise Natacha Larnaud, discrète et souriante personnalité  qui est aujourd’hui chargée de développement de l’Orchestre symphonique d’Orléans,  est un enchantement conjuguant technique sans faille, fluidité et contraste,  sensibilité d’une haute et chantante poésie. 
 
 
“Mazurka du Petit Prince”, composition de l’accordéoniste  Maëlig Gautier et de Natacha Larnaud,  donne au cœur l’envie de fredonner, de ses doux battements,  quelques jolis pas de danse de cour. 
Dans ce très joli opus de dix titres enregistré en 2016 au studio Le Local de Bruno Franc à Auray, essentiellement composé de reprises  d’airs traditionnels celtiques où l’on aimera tout particulièrement  la composition de Jean-Christophe Lequerré,  “Valses”, se succèdent jigs, reels et polka où le cristallin le dispute au perlé mouillé des doigts  sur les cordes.
Une pluie ravissante et apaisante.
 
Jean-Dominique Burtin
 

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