Decize, la Loire nature en douceur

Carrefour de voie navigables et cyclables entre le canal du Nivernais et le canal latéral à la Loire, Decize offre de belles opportunités de balades et de découvertes. Une région à consommer en mode lent pour se faire plaisir.

Au pied du Morvan, au sud-est de Nevers, la ville de Decize offre une situation géographique étonnante et unique en France. Elle se situe en effet à la confluence de cinq voies d’eau : du nord au sud, le canal du Nivernais,  l’Aron, la Vieille Loire, la Loire et le canal latéral à la Loire. C’est donc un paradis et une étape reconnue pour tous les amoureux de la navigation fluviale. Notamment depuis la  toute récente création du village portuaire au sud de la ville, entre la Loire et le canal latéral. Ce beau plan d’eau comprend 86 emplacements avec tout le confort (eau électricité, gardiennage), un hôtel, des gîtes et un gîte d’étape pour les randonneurs. L’ensemble des maisons à ossature bois, dessinées par l’architecte Marc Perrin, sont construites à la manière des cabanes des ostréiculteurs d’Oléron. De couleurs vives, elles ont un petit air de vacances.

Une île ensablée

La vieille Loire ensablée à Decize

Il fut un temps où Decize était une île entourée par les deux bras de la Loire. La navigation se faisait essentiellement par le bras droit. Mais au milieu du XIXe siècle, pour assurer le passage en tout temps des chalands naviguant sur les canaux il fut décidé de construire un  barrage rejetant les eaux de la Loire sur le bras gauche. Résultat l’autre bras commença à s’ensabler et devint la Vieille Loire. Désormais le pont en pierre enjambe en grande partie des terrains asséchés. Un problème toujours d’actualité qui perturbe la navigation. Et la mairie aimerait bien résoudre ce problème. Il suffirait d’extraire du sable du fleuve pour permettre à la navigation de plaisance de venir accoster au quai de l’office de tourisme. Ce qui est actuellement interdit.

Au cœur de la cité

Marché à Decize sur la place Guy Coquille

Entre les deux Loire, la ville historique de Decize offre un grand nombre de ballades. On peut ainsi découvrir la maison natale de la musicienne Marguerite Monnot qui écrivit la musique des célèbres chansons d’Edith Piaf, Milord, l’Hymne à l’amour… dans la rue du même nom, ou bien s’arrêter sur la place Saint-Just, ainsi nommée en mémoire du grand responsable de la Terreur. En prenant la rue Jean-Jacques Rousseau, on arrive à l’église Saint-Aré dédiée au saint qui fut évêque de Nevers au VIe siècle. Non loin, sur la place de la mairie ou place Guy Coquille (jour de marché le vendredi), a été érigée en 1848 une tour de 33 m de haut, construite pour remplacer l’ancien beffroi flanqué d’une statue de Guy Coquille célèbre juriste du XVIe siècle.

 

Vue sur la Loire depuis le château

Enfin ne pas oublier de visiter le château construit par les contes de Nevers au XIIe et XIIIe siècles. S’il ne reste que des ruines, la vue depuis la tour où se trouve une statue de la Vierge est grandiose sur la ville et la Vieille Loire

A bicyclette

Decize et sa région sont un véritable paradis pour les amoureux de la petite reine. De Decize, un grand nombre d’itinéraires permettent de découvrir une région pleine de charme. Que ce soit vers Nevers en empruntant le canal latéral à la Loire et ses petits villages authentiques ou par le canal du Nivernais sur la véloroute « civilisation canal » qui rejoint l’itinéraire du Tour de Bourgogne. Une petite balade de 16 kilomètres aller-retour en site propre, aménagée sur une ancienne voie ferrée relie Decize à La Machine. Cette voie verte en grande partie sous les bois passe par l’étang Grénetier aménagé pour la baignade et le pique-nique et agrémenté d’une guinguette. Facile parce que plat, cet itinéraire est le paradis pour les enfants. Après huit kilomètres, la voie conduit à la petite ville de La machine où l’on peut visiter le musée de la mine et le puits des Glénons.

La Machine

Mine de La Machine, galerie des Glénons pht musée de la mine

Il faut impérativement s’arrêter à La Machine pour découvrir le  musée de la mine et le puits des Glénons ouverts en 1983. Le visiteur descend dans la mine presque comme les mineurs qui fermèrent le dernier puits en 1974. 

La salle des pendus au musée de la mine de La Machine

Une grande partie d’entre eux voulurent conserver la mémoire de leur métier. En ouvrant au public une galerie-école, ils ont ainsi permit d’appréhender ce monde méconnu et si complexe caché sous terre. Il faut absolument visiter ce puits, c’est une découverte unique en France car ce n’est pas une reconstitution. Visite avec casque et lampe individuelle. Chaussures plates indispensables. Non loin, le musée situé dans l’ancien siège administratif de la houillère retrace l’histoire du charbon et la vie des mineurs. Belle collection de minéraux et de fossiles.

André Degon.

Pratique

Où louer des vélos : Location vélos Decize, 06 73 98 47 81. www.locationvelosdecize.f

Musée de la mine, La Machine, 03 86 50 91 08 . www.sud-nivernais.fr

Ballade sur la Loire en gabarre, association Les Ligeries, www.lesligeries.fr

Réservation : 03 86 25 27 23. Une heure environ.

où se restaurer

– La Rainette, 57, avenue du 14 juillet. Tel. : 03 86 25 26 20. Le chef, M. Grenouille – ça ne s’invente pas – a fait ses classes chez Bernard Pacaud à L’Ambroisie avant de travailler avec Marc Meneau à L’Espérance. Ca marque. De la belle ouvrage  pour une cuisine traditionnelle gastronomique. Une tendresse pour la réduction de vin des œufs en meurette. Menu le midi : 14,90 euros ; le soir menus de 25 à 135 euros.

– Le Petit Agité, 33bis, route de Moulins. Tel. : 03 86 25 22 27.  Site : http://www.lepetitagite.fr/ .

Anciennement Le Charolais, Le Petit Agité propose, à l’image de son jeune chef Jérémy Ravat, une cuisine décontractée et originale. Spécialité : les viandes maturées. A découvrir exposées dans une vitrine réfrigérée. Au choix bœuf Angus, Charolais ou bœuf de l’Aubrac. Plat du jour 10,90 euros. Côte de bœuf Angus pour deux 54 euros.

L’Atelier culinaire, Frank Rapiau aux fourneaux

– L’Atelier culinaire, 51, rue de la République . Tel. : 03 58 06 44 88. Il n’avait plus envie de se prendre la tête mais de travailler à son rythme tout en proposant ses cours de cuisine alors Frank Rapiau a quitté son restaurant le Charolais pour ouvrir son atelier. Autre façon de vivre, il enseigne son art et ses cours remportent un franc succès. Ca ne l’empêche pas de proposer une carte simple le midi servie par Cécile sa compagne. Et à eux deux il régalent le convive avec des produits frais concoctés devant vos yeux. Notre coup de cœur. Comptez 15/30 euros.

Où séjourner

– Hôtel du port, port de Decize, 03 73 15 00 00. Au cœur du village du port, face au bassin , l’hôtel du port propose douze chambres simples et confortables dont neuf avec vue sur les bateaux. Belle étape avec restaurant et terrasse donnant sur l’eau. Chambre avec vue pour deux, 69 euros la nuit.

Pour en savoir plus : www.nievre-tourisme.com

Originally posted 2018-12-21 20:40:26. Republished by Blog Post Promoter

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