“Dance” à Orléans, ballet d’une étourdissante fraîcheur

De longues et belles minutes d’applaudissements ont salué,  ce jeudi soir, salle Touchard du Théâtre d’Orléans, la passionnante performance des dix-sept  interprètes du Ballet de l’Opéra de Lyon reprenant “Dance” , magnifique chorégraphie de Lucinda Childs de 1979 sur une musique de  Philip Glass et bénéficiant de l’apport du film  tourné à l’identique de celui de Sol LeWitt mais avec les danseurs de la compagnie lyonnaise par Marie-Hélène Rebois.

Dance©Jaime Roque de la Cruz

Sur une musique répétitive hypnotique, voici les élans des danseurs, ces marches où fusent les  arabesques aux bonds d’une gracieuse et virevoltante légèreté. D’une poésie ininterrompue est ce jeu entre les évolutions filmées projetés sur voile  se superposant aux corps dansant en faisant  perdre pied au regard du spectateur tant la beauté et l’illusion sont tout simplement vertigineuses.
 
Florilège permanent d’instants de grâce,  cette ritournelle de haut vol pour elfes, danseurs et spatialité, sauts et pas d’une délicate souplesse, comporte un solo d’une prenante pureté, joli battement d’elle d’une danseuse ailée.
 
Hymne musical au corps et à l’image, corps à corps étourdissant de l’image et du corps, “Dance” est réjouissant de fraîcheur et d’une stupéfiante perfection.
 
Jean-Dominique Burtin
Reprise le vendredi 21 décembre à 20 h 30,
Scène nationale, Théâtre d’Orléans.
 
 
 

Commentaires

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  1. Tout ceci est exact, les danseurs se fondent dans l’image, à moins que ce soit l’image sur écran qui se fonde sur elles et eux, c’est d’une stupéfiante beauté.
    Mais en 40 ans, la danse contemporaine a sacrément évolué, et “Dance” de Lucinda Childs fait un peu figure antique. Même si l’antiquité recèle de petits chefs d’oeuvre comme celui-là.

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