L’étourdissante et souriante sensualité de Philippe Découflé de retour ce 1er janvier à Orléans

 
Présenté  le 31 décembre au soir à guichets fermés pour neuf cents spectateurs  au Théâtre d’Orléans, le spectacle “Nouvelles pièces courtes” de la compagnie DCA/Philippe Découflé est un ravissement de chaque instant. Ici, les sept interprètes qu’a même rejoint sur scène, en  cette soirée bonheur de Nouvel An , l’élégant chorégraphe Philippe Découflé,  font assaut de tout un panel d’expressions techniques à couper le souffle et à susciter l’émotion. 
 
De morceaux choisis en morceaux choisis, saynètes ou instants de grâce  lumineux comme des haïkus théâtraux qui conjugueraient la légèreté des Gymnopédies de Satie et le piment doux du burlesque,  tous ces artistes sont à la fois danseurs, musiciens, chanteurs, beaux parleurs, sensibles diseurs et surtout follement sensuels.  En vérité si Découflé nous charme avec des décors manipulés à vue, avec une pochette de furtives surprises, avec du cinéma kaléidoscopique, des atour souriants comme absurdes de comédie musicale pleine de fraîcheur, c’est surtout une constante déclaration d’amour d’une profonde beauté  qu’il nous livre avec une création emplie de minimalisme et parfumée de fête souriante.
 

Puissante et mutine frénésie

 
Avec infiniment de tendresse et de pureté, les danseurs évoluent entre autres sur des musiques de Vivaldi, de Joseph Racaille, Tau Moe Family, Paulinho Da Viola…. Ici tout se déroule  avec âme et puissante comme mutine frénésie. Magique est encore cet instant où une danseuse s’élève et évolue dans les airs au coeur d’un bain de lumières qui fait croire à des aurores boréales. 
Et puis voici, trop vite, le moment de revenir sur terre, au bout d’une heure trente de ballet, voici tout simplement le temps de chalouper avec une infinie pudeur sur la Samba de Una Nota So, de Carlos Jobim. Une samba offerte sur la pointe et la plante des pieds et qui s’en va, l’air de rien,  sur un joli tour de reins et le petit panache d’un sourire . Ce qui comble une salle sous le charme qui n’en finit plus d’applaudir cette folle  douceur.
 
Jean-Dominique Burtin.
 
– Nouvelle représentation le mardi 1er janvier, 17 heures, salle Touchard, Scène Nationale Théâtre d’Orléans. A guichets pratiquement fermés.

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