Coupe de France: le Bourges Foot a fait rêver durant près d’une heure (sorti 0-2 par Lyon)

Les Berruyers du Bourges Foot ont joué le jeu à fond. Jusqu’au bout ils ont crânement tenté le coup. Las, au bout d’une heure de jeu, le gros a mangé le petit, sans coup férir ou presque. Un but, puis deux ont mis fin aux espoirs de tout un stade coloré en noir et vert. Désormais les pensionnaires de N3 vont se consacrer à leur championnat… Pour une montée peut-être.

Les Lyonnais ont tiré souvent au but.

Pompom girls et tribunes-largement garnies.

Pompom girls au milieu du terrain, animateur spécialisé, pour haranguer la foule, pluie d’étoiles sur le terrain, avec une équipe de l’OL pas totalement commune avec celle qui évolue généralement en championnat mais suffisamment pour prendre l’adversaire au sérieux quand même, et dans les tribunes, un public chaud bouillant malgré le presque zéro degré de température. Vraiment c’était samedi de fête pour Bourges et son  peuple du ballon rond.

Guichets fermés et reconnaissance

Jouer, à guichets fermés, dans un stade de 10 000 places, devant les télés nationale, sur le stade du club voisin officiellement supporté par la municipalité de Bourges. Pour les joueurs du

A la pause, le score était toujours vierge.

Bourges Foot la cerise sur le gâteau avait déjà un sacré goût acidulé. Quand au président Cheikh Sylla, il avait le sourire des grands soirs. Quasi paria en la capitale des Bitturiges il était devenu, par la grâce de la Coupe de France, l’homme sur lequel il allait falloir compter dans le monde du football berruyer. Lui qui, depuis plusieurs saisons, avait lancé des lignes pour un club unique n’avait jusqu’alors jamais eu une seule touche… Un 32e de finale plus tard, la donne avait changé !

Avant la fin du mois il devrait d’ailleurs rencontrer les élus locaux. Pas certains qu’après ce samedi soir on ne le regarde pas autrement. Et puis, avant le résultat sportif, le BF avait gagné sur pas mal de tableau. En quelques jours le club des quartiers avait su mobiliser plusieurs centaines de bénévoles extérieurs pour tenir le rôles de stadiers, pour œuvrer dans les buvettes – pour les frites, il avait fallu aussi apporter les friteuses, le club habituellement utilisateur du stade, le Bourges 18, n’avait pas souhaité prêter les siennes- ou encore à la sécurité. Autre point positif, à ce stade de la compétition la Fédération verse un pécule non négligeable. Si on ajoute la recette du match, c’est tout boni quand on possède l’un des plus petits budgets de la N3.

Beaucoup de tirs d’un côté, une occasion de l’autre : score nul à la pause

Lyonnais et Berruryers ne passeront pas leurs vacances ensemble.

Quand à la première période, elle aura surpris, un peu, les professionnels lyonnais. Pour être secoués, les Gones l’ont été d’entrée de jeu. Presque plus souvent le nez au niveau du gazon les visiteurs n’ont   pas eu l’air d’apprécier plus que cela. Trois cartons jaune pour les hommes de Di Bernardo, la barre de coupe était de sortie, en une mi-temps, ça met tout le monde d’équerre tout de suite ! Cela dit tandis que Kevin Mokando, le portier-capitaine du BF, était mis à l’ouvrage, pas vraiment inquiété tout de même, son homologue, Anthony Lopez, lui aussi capitaine de soirée, n’avait pas grand-chose à faire. Si les Lyonnais se montraient peu avare de tirs au but, tous plus inefficaces les uns que les autres, les Berruyers avait une occasion, une seule dans le premier acte. Elle survenait à la 40e et le ballon terminait sur la transversale. De fait, le 0 à 0 qui sanctionnait cette mi-temps était finalement assez logique. Ce n’était probablement pas pour fêter ça que, avant de rentrer au vestiaire, les joueurs locaux se retrouvaient  au centre du terrain. Plutôt pour faire corps, complètement corps, avec l’événement.

Terrier éteint le Bourges Foot

Le coach du Bourges Foot, Laurent Di Bernardo, était un peu, mais pas trop, déçu du résultat pas de la partition jouée par ses garçons.

La seconde période démarrait sur des bases identiques. Dès le retour sur la pelouse, Mokando devait s’employer pour sortir un tir de près de Diop Geye. Dans la continuité, Dembele croisait trop son tir alors que le gardien de Bourges était trop court. En 2 minutes, Lyon avait déjà raté deux fois la cible.  Du côté de Bourges, le moindre ballon qui arrivait à hauteur des 18 m visiteurs faisait courir des frissons dans les travées du stade Jacques-Rimbault. A l’approche de l’heure de jeu, la solidarité défensive des locaux était pourtant prise à défaut par un tir décroisé de Martin Terrier (59e). La réplique venait de Sidibe qui trouvait la transversale, encore, avant que Zabou oblige Lopez à un sauvetage sur la ligne suivi d’un autre ballon envoyé en catastrophe dans les tribunes par l’arrière garde de Lyon (61e). C’était plus que chaud sur la ligne de Lyon et La bouilloire berrichonne était prête à exploser …

Mais la lumière était définitivement éteinte par Ferland Mendy qui récupérait un tir renvoyé par la transversale pour tromper une deuxième fois Mokando (77e). A 2-0, le pâté berrichon était

désormais trop cuit.  Les derniers déboulés de Zabou et Nguessan ne permettaient pas aux Berruyers de réduire la marque. Dommage, cela aurait fait une belle conclusion à la rencontre.

Bruno Genesio, l’entraîneur de l’OL, pouvait savourer son succès et remercier ses joueurs d’avoir fait le boulot sérieusement. Dans l’affaire, un trop plein de suffisance aurait pu faire basculer le match …

Fabrice Simoes

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