A Orléans, vertigineuse intensité avec “Twenty-seven perspectives”

Impressionnant orgue de corps. Elle  fait le premier pas seule puis est tout de suite rejointe dans la clarté lumineuse du plateau dépouillé de la salle Jean-Louis Barrault du Théâtre d’Orléans par les neuf autres interprètes de “Twenty-seven perspectives”, saisissante, puissante  et fraîche chorégraphie de Maud Le Pladec.
 
 
D’emblée, ce jeudi, place  à la distorsion aux douceurs intenses et éruptives de la “Symphonie inachevée” de Schubert qu’irise d’électronique et d’incandescence le compositeur Peter Harden. Bien entendu, le thème initial de l’œuvre symphonique affleure aussi dans son authenticité, chef d’ œuvre d’émotion que servent  les corps aux élans et libres folies suspendus.
 
D’un bout à l’autre,  cette chorégraphie de soixante minutes  à la belle écriture souple et ciselée, ce choral de danseuses et de danseurs admirables,  offre braise et tourbillon, alchimie de corps et de coups d’archets, unisson de souffle, drame, soli comme des cadences et la présence d’un corps de ballet chatoyant de mouvements aux éparpillements subits emplis de flamme et de grâce.
Ici, place à l’inéluctable  étreinte, à l’accord, au discordant,  au partage, à un don de soi magnifique  ainsi qu’à une vertigineuse intensité. Elle est le  fruit d’une chorégraphe  à l’ardente et enthousiasmante humilité qui tient, en fin de spectacle, ovationné, venir en bord de scène pour échanger, en toute attention, avec le public.
 
Beau et emballant.
 
Jean-Dominique Burtin
 
Vendredi 11 janvier, 20 h 30,
salle Barrault, Scéne nationale, Théâtre d’Orléans.
Tarifs de 13 à 25€. En savoir plus: www.scenenationaledorleans.fr
 

Afficher les commentaires