Un réalisme de leader: l’USO s’incline face à Metz sur son unique occasion, 0-1.

Après la déroute du match aller au coeur de l’été (5-1 en Lorraine), on attendait bien des Orléanais  en ce soir d’hiver humide et frisquet, bien loin des poussées de fièvre de la coupe de la ligue et de la coupe de France, les deux amours de l’USO cette saison, la Martinique et Paris comme l’aurait chanté Joséphine Baker.

Metz débute bien l’année 2019 en s’imposant à Orléans 1-0.@Domino’s Ligue2.

Si l’US Orléans n’a pas réussi à prendre sa revanche sur le FC Metz, elle a livré un match très solide, rageant mais rassurant sur son niveau, singulièrement lors d’une seconde mi-temps emballée, séduisante, à laquelle il n’a manqué que le réalisme offensif.

 

En passant par la Lorraine : porter sa croix

Avec Cohade à la baguette, le FC Metz présente une masse physique impressionnante digne de la ligue 1, une équipe redoutable, quasiment invaincue à l’extérieur sauf à Paris FC. Cela n’empêche pas l’USO de se montrer dangereuse dès la 6e mn sur corner, la tête cadrée de Cisshoko obligeant le portier lorrain à un arrêt réflexe, avant que l’attaquant orléanais n’écope d’un carton jaune sévère.

Orléans ne s’en laisse pas compter et place de dangereuses banderilles par Pinard, Avounou et Ziani. Demoncy place même une belle frappe un peu trop enlevée à la 21e.

À la suite de plusieurs fautes lorraines aussi grossières qu’impunies, Boulaya profite de la seule erreur de la defense jaune et noire pour reprendre victorieusement un centre en retrait de Delaine à la 34e. 1-0 pour Metz.

Orléans ne se décourage pas mais les centres successifs manquent de tranchant, et c’est à nouveau Metz qui se procure une dernière occasion sur un tir rasant dans le temps additionnel.

 

Seconde période : les gilets jaunes et noirs se rebiffent et renvoient Metz au bord de la correctionnelle

L’entraîneur de l’USO, Olivier Didier-Nicolle.

Dès la reprise, Orléans se montre percutante et dangereuse et Le Tallec rate de peu l’égalisation de la tête. Dans cette mi-temps à sens unique, l’USO joue le tout pour le tout, y compris tactiquement en faisant entrer Tell, puis Perrin et enfin Benkaïd, coaching qui dynamise et accélère le jeu à une touche de balle des Orléanais. Lecoeuche s’avère intenable sur son aile, et prend même sa chance, mais les rares fois où ils trouvent le cadre, les joueurs d’Ollé-Nicole buttent sur un gardien très sûr, comme sur une tête à bout portant de Cisshoko.

Rien n’y fait, avec un fort sentiment d’injustice, le leader échappe au renvoi en correctionnelle, à la différence des époux Fillon. Mais la révolte non-violente des maillots jaunes et noirs contre l’injustice arbitrale a réveillé et réjouit le stade de La Source. Pas besoin ici de mobiliser la moindre cagnotte : les joueurs de l’USO ont gagné haut la main l’estime de leurs supporters.

Lors de la prochaine journée, l’USO se rendra vendredi à Auxerre, victorieux ce soir du Gazélec à Ajaccio 4-0, à l’Abbé-Deschamps où il ne fait pas bon gâcher. Le voyage restera serein, tant les équipes de bas du classement restent en panne, singulièrement Nancy, encore battue à domicile, mais aussi Béziers et Sochaux. De quoi concilier d’ici le joli mois de mai l’objectif du maintien et le rêve d’un long parcours en coupe de France, de la Dordogne au stade de France. Une promesse de Gascon ? Rien d’impossible à Bergerac, avec ou sans tirade de Cyrano.

Paul Jozet

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