Cocoon : instants thé orléanais, au bonheur des muses…

En ce début 2019, quelques muses bien inspirées ont élu domicile dans les rues emblématiques de notre capitale régionale. Pour partager leurs passions respectives, en toute discrétion. Entre Ex-libris et Loup’ange à l’instant, pourquoi vouloir choisir…

Autour de la Terre

Orléans, ville au potentiel artistique et touristique indéniable, trouve en ce début 2019 de belles opportunités pour conforter sa place au sein des destinations aux propositions insolites et enchanteresses. Et principalement dans trois de ses rues les plus emblématiques, que les touristes venus de tous horizons ne manquent pas d’apprécier, et d’y faire des pauses, en plein cœur de ville. Trois rues qui accueillent désormais trois lieux insolites, au profil artistique affirmé, s’adressant bien entendu à tout le monde, en toute discrétion. Et les deux plus récentes sont portées avec charme par leurs deux muses créatrices, Eugénie et Tiffany, arrivant opportunément après la fermeture du café-philo Autour de la Terre tenu face à la cathédrale par Alexandre pendant 22 ans. Un lieu désormais repris par la Vinithèque, à la date de réouverture encore inconnue, tout comme sa destination.

Loup’Ange

Loup’ange à l’instant, au 3 rue Jeanne d’Arc, juste à côté de la Vinithèque, a ouvert ses portes ce jeudi 10 janvier, pour proposer un concept rare, si ce n’est unique, un « salon de thé/brocante » où tout peut être acheter, y compris la table et la chaise où vous sera servie votre boisson chaude. «  Oui, ici, tout peut être acquis. Tout est de seconde main et de qualité », nous explique sa créatrice, Tiffany Lyonnette, déjà créatrice de Loup’Ange à l’élégance, au 9 de la même rue, et au 18 de la rue . «  J’ai ouvert mon premier magasin voilà deux ans et-demi. Mais, depuis toute petite, je me suis toujours habillée avec des vêtements de seconde main. Chez Emmaüs, qui me connaissent depuis longtemps, je suis presque une star, maintenant », explique en souriant cette jeune trentenaire déjà connue dans le milieu du cinéma parisien comme des photographes orléanais pour ses activités make-up et coiffure, profession qu’elle a exercée intensément pendant 10 ans, avant d’ouvrir sa première boutique…quand elle est devenue maman. Loup’Ange à l’instant, principalement tenu par son frère, consiste en quatre pièces principales conçues comme quatre cocons différents où l’on vient pour prendre un thé, lire un livre en toute tranquillité, et peut-être repartir avec un des objets ou vêtements repérés. Mais attention, dans la 4e pièce, le décor est thématique, et changera au moins au rythme des saisons. Actuellement, on peut s’y croire à la plage, et même se mettre pieds nus dans le sable.Ça vous tente ?

Ex-Libris

Ex-Libris, au 9 de la rue Royale, est d’un tout autre style, mais possède un charme tout aussi envoûtant. Imaginez un lieu sur deux niveaux, derrière une vitrine des plus discrètes, où vous pouvez venir, là aussi, prendre une boisson chaude, et vivre des instants hors du temps pour faire une pause, au milieu de quelques 6000 livres, de toutes tailles et de tous âges, et de toutes sortes. Ici, la muse créatrice se nomme Eugénie von Schramm. Cet ancien professeur d’anglais, reconvertie depuis quelques années dans la gestion de chambres d’hôtes (Les trois maillets) s’y promène un peu comme une fée éthérée, presque invisible dans sa petite cuisine, y concoctant quelques soupes ou pâtisseries pour améliorer le menu, si besoin était.

Ex-Libris

Le choix de ces boissons chaudes proposées y est aussi varié qu’excellent…Tout comme l’accès libre à tous les ouvrages rangés sur les rayonnages. « Ces locaux, dont je suis propriétaire, étaient loués depuis 2005 à une boutique de vente de produits informatiques. Quand elle est partie, en 2017, j’ai eu l’idée de le transformer en salon de thé/salon de lecture. Le concept semble plaire, et, avouons-le, cela redonne un peu de vie à cette extrémité de la rue », dit-elle posément. Certes. Depuis son ouverture fin décembre 2018, il n’est pas rare qu’elle affiche complet sur sa porte, surtout en fin de journée. Il est vrai que dans ce cadre résolument intimiste, au mobilier d’une autre époque, rappelant les bibliothèques d’antan, dans une ambiance réellement « cosy », on ne s’imagine pas y venir en coup de vent, mais plutôt s’y arrêter sans regarder sa montre. Surtout avec un bon livre entre les mains, emprunté au hasard (ou pas) sur les rayonnages.

La galerie O photo est arrivée au 132 de la Rue de Bourgogne à la fin de l’été 2018, proposant régulièrement des expositions d’artistes photographes, visibles uniquement les vendredi, samedi et dimanche. Après David Templier pour l’ouverture, et en attendant son retour en mai, on peut y apprécier actuellement une série d’un auteur américain intitulée « Les filles du boulevard Rocheplatte », et consacré…aux arbres de ce boulevard orléanais bien connu. Cette galerie propose ces mêmes artistes pour des expositions un peu partout dans le monde, à Paris comme en Suisse ou en Russie, très souvent dans des cliniques de chirurgie esthétique. 

J.L. Bouland.

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