Marc Gricourt (Blois) : service minimum pour le Grand débat national

Très consensuels, les vœux conjoints du maire de Blois Marc Gricourt et du président de l’agglomération Christophe Degruelle le 17 janvier dernier n’ont rien révélé de nouveau. Il faudra attendre un an pour savoir si le tandem repart une troisième fois.

A défaut d’annonce sur de nouveaux projets comme une 2ème sortie d’autoroute ou le retrait du projet Saint-Vincent, les quelques 800 personnes présentes dans l’enceinte de la HAG auront en tout cas constaté que le fameux tandem fonctionne en mode cohésion … comme au 1er jour de 2008 lors de l’accession aux affaires de la gauche blésoise. C’est ainsi que Marc Gricourt a cédé la parole pour une courte intervention à son compagnon de tandem le président d’Agglopolys.

Il a ensuite décliné les projets du moment comme le début de l’aménagement des abords de la gare (INSA et peut-être une nouvelle résidence senior), du chevet Saint-Vincent (nouvelles surfaces commerciales en centre ville) ou encore les 1ères réalisations du programme gouvernemental Action Cœur de ville, le démarrage du projet de renouvellement urbain d’intérêt régional et l’aménagement des terrasses du château.  Sans oublier bien-sûr les 500 ans de la Renaissance que « Blois et Agglopolys fêteront dignement ».

« Femmes, je vous aime »

L’année 2019 verra aussi la mise à l’honneur de personnalités féminines exemples de réussite et d’engagement. Des équipements publics seront ainsi baptisés de noms de femmes « afin de rattraper un retard historique ». Si les Blésois seront sollicités au printemps, deux sites sportifs porteront déjà le nom de la triple championne paralympique Marie-Amélie Lefur (complexe sportif Balzac) et de l’ex-footballeuse Sonia Bompastor (nouveau terrain de foot synthétique du stade Leroi).      

Sur le sujet du Grand débat, Marc Gricourt s’est montré fortement  dubitatif. Alors face « à un risque de flop », c’est bien à l’Etat d’assumer son organisation. « La position de notre municipalité est claire et correspond à la position de Villes de France. Nous serons facilitateurs en mettant à disposition les salles nécessaires à l’organisation de ces débats mais nous n’en serons ni les organisateurs ni les animateurs ni les modérateurs ». Circulez, il n’y a rien à voir ! 

Disert avec un discours écrit de sa main, le Maire de Blois n’a pas manqué de réaffirmer ses convictions de gauche en renouvelant son  plaidoyer en faveur d’un Grenelle social » et au-delà pour une 6e République, seule capable « de remobiliser le peuple français pour un nouveau contrat politique et républicain ».

Comment faire du neuf avec du vieux ….

Le chiffre neuf est le plus haut nombre à un chiffre dans le système décimal. C’est autour de ce chiffre que C.Degruelle a construit un propos, que n’aurait pas renié un expert comptable, en développant 9 points. Du budget de l’agglo (130 millions d’€) au nombre de cérémonies de vœux partagées avec M.Gricourt (11) en passant par 50 000 (nombre d’emplois du privé sur les 43 communes d’Agglopolys), 100 000 (nombre d’entrées dans la nouvelle salle du Jeu de Paume) ou encore 1.3 million (nombre de nuitées touristiques, en hausse de 20 %), C.Degruelle sait visiblement compter.   

« En tandem, on peut aller loin, on peut aller vite, on peut aller longtemps » a conclu le président avec malice. Les exégèses de la pensée degruellienne avaient là matière à tirer des plans sur la comète politique bléso-blésoise lors du traditionnel cocktail-buffet assuré avec talent par les élèves du lycée d’hôtellerie et de tourisme de Blois renforcé par de jeunes Chinois venus du Sichuan.   

Jean-Luc Vezon.

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