Blois : Nicolas Viault, attaqué en diffamation par Marc Gricourt, relaxé

L’architecte d’intérieur et co-président de l’association Blois Patrimoine Paysage Environnement Cadre de vie Nicolas Viault, sous le coup d’une plainte en diffamation depuis mai 2018 a été relaxé par le tribunal correctionnel de Blois, mardi 22 janvier. C’est le maire de Blois, Marc Gricourt, qui avait déposé plainte contre cet impertinent Blésois bien connu des réseaux sociaux – essentiellement Facebook – pour “critiquer”, souvent avec bon sens, les actions municipales en matière de patrimoine et de cadre de vie.

L’enjeu, cette fois-ci, concernait les bancs publics, en matière métallique, posés dans le cadre des travaux d’embellissement de la ville de Blois “ACVL” (Action cœur de ville-Loire). Des propos, publiés dans le groupe “Tu es de Blois si” critiquaient les bancs, brûlants en soleil d’été et glacés l’hiver, empêchant le promeneur blésois ou touriste de passage d’y poser son séant. “C’est bien pour cela qu’on ne fait pas de bancs en métal. C’est tout de même la base de l’ergonomie, tout comme le fait qu’on ne fait jamais de dossier vertical”. Dans le même post Facebook, Nicolas Viault s’était interrogé, sans nommer directement, sur le cabinet d’architecte et paysagiste responsable de la conception de fameux bancs (le cabinet Sativa) dont le directeur est un proche du maire de Blois et adhérent au même parti politique (le PS).

Défendu par un spécialiste des affaires de diffamation en Touraine, Me J. Sieklucki, il faut croire que ses arguments n’ont pas réussi à convaincre le tribunal : le maire de Blois a été débouté, et N. Viault relaxé. En 2015 ce dernier avait pourtant été condamné pour des faits similaires au sujet des pavés de la rue de la Chaîne (quartier Vienne) ; les temps changent donc.

Qu’on n’aille pas imaginer que ce procès “bâillon” l’aura refroidi par intimidation : il serait étonnant qu’on n’entende pas parler de lui dans les prochains jours et prochains mois, la campagne électorale en vue des municipales approchant à grands pas…

F.S.

Malika Ghedjati elle aussi relaxée

L’ex adjointe au commerce et à l’artisanat de la première mandature Gricourt, Malika Ghedjati, débarquée de ses fonctions en 2012, était attaquée pour des « propos à caractères diffamatoires sur le groupe public Facebook de Monsieur Louis Buteau, ancien maire-adjoint de Blois ». Les faits remontent au 28 juillet dernier : « Ça en est où l’affaire de cet adjoint de la politique de la ville de Blois violence et incapacité de travail pour des jeunes dans le quartier Quinière. Y a t’il eu une sanction ? Y a t’il eu procès pour violences ? Avant de faire le ménage chez les autres, il faut nettoyer chez soi ! » taclait l’ex adjointe dans la trêve estivale. « Les commentaires surréalistes de l’adjoint en charge de la politique de la ville, mériteraient qu’on publie vidéo et photos de ses violences ! », quelques commentaires plus loin. Ça n’avait pas plu en haut lieu à l’hôtel de ville, et le 24 septembre dernier une délibération du conseil municipal accordait à Ozgur Eski, actuel adjoint délégué à la politique de la ville, la protection fonctionnelle pour couvrir les frais juridiques liés à la plainte déposée pour diffamation (même cabinet d’avocats que pour le maire, Me J. Sieklucki à Tours). Ce dernier a été débouté, et Malika Ghedjati relaxée.

 

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