Saint-Jean de Braye : le cœur de ville rajeunit ses artères

Commencée mi-janvier, la première phase des travaux de rénovation du centre-ville devrait être terminée fin avril. Deux autres suivront, pour une fin complète prévue pour 2020. 30 ans après, le cœur de ville se refait une jeunesse.

A la différence d’autres communes importantes de la métropole orléanaise, Saint-Jean de Braye dispose d’un véritable centre-ville, et tient à le conserver, sinon à le valoriser. Né en 1893, entièrement refait voilà 30 ans celui-ci besoin aujourd’hui d’être revalorisé, et adapté aux besoins de l’époque, expliquent Vanessa Slimani, maire de la commune, et ses adjoints chargés du dossier (Bruno Malin-Verno, Colette Martin). Sans pénaliser les automobilistes, qui y trouveront toujours des places de parking, il faut redonner plus de priorité aux piétons, et aux nouveaux modes de déplacement.

Financés conjointement par la Métropole, pour tout ce qui est voirie et espaces publics, et par la commune pour les commerces et animations, ces travaux d’aménagement et d’embellissement se feront en 4 phases, pour offrir un quartier entièrement rénové en 2020. La première phase a commencé mi-janvier rue Danton par la création d’un nouvel espace piétonnier, et devrait se terminer au plus tard fin avril. Viendront ensuite ceux nécessaire à la place de la Planche à pierre, qui sera fermé à la circulation. « Cela nécessitera le déplacement du marché du dimanche, une institution, mais ce sera pour lui offrir ensuite un emplacement beaucoup plus agréable ». La troisième phase se fera entre le Carrefour Market et la rue Jean-Zay, jusqu’à la mairie, et la 4e concernera la rue Jean Zay proprement dit, axe principal de circulation de cette zone, notamment pour les transports en commun. À échéance, on notera une suppression du rond-point, la transformation de la place de la Planche de Pierre en zone piétonnière, l’arrivée de nouveaux commerces, et un embellissement des façades des différents bâtiments, publics ou privés, pour harmoniser l’ensemble.

« Nous voulons y remettre de l’animation, de la vie, de la jeunesse et de la fraîcheur », insiste Bruno Malin-Verno, en se référant à présence de la Poste comme à celle du lycée, accueillant aujourd’hui 1400 élèves, et promis, à moyen terme, à une extension. « Soyons réalistes. Aujourd’hui, il y a surtout dans ce quartier, comme dans beaucoup d’autres centres-villes, des banques, d‘une part, et de la restauration rapide, adaptée à la clientèle scolaire. Mais l’arrivée d’un restaurant ou d’une brasserie plus classique serait appréciable ». On remarquera notamment, à terme, l’arrivée d’un nouveau bâtiment, confié à un promoteur privé, créant 47 logements et offrant 900m2 réservés aux commerces, dans des lots de minimum 70m2.

Le coût total des travaux est de 2,2 millions d’euros, et celui de l’opération (incluant les frais d’études, le matériel d’information, etc) de 2 380 000 euros. 2,1 millions sont pris en charge par la Métropole, la commune déboursant les 280 000e restant. La surface totale du périmètre de rénovation concernée est d’environ un hectare. A l’issue de ces travaux, toute la chaussée aura été refaite, des aménagements arborés et utilitaires auront été ajoutés (parking vélos, prises pour véhicules électriques, bornes wi-fi, panneaux d’affichages électriques, etc.) et une concertation aura été entreprise avec les propriétaires du quartier, avec aide au financement, pour la rénovation des bâtiments et l’embellissement des façades.

« Nous sommes conscients que les commerces proposés ne peuvent pas concurrencer avec Orléans, et qu’il faut surtout assurer de la proximité. Outre le Carrefour Market, le bureau de presse va aussi en ce sens. Mais nous voulons vraiment créer un centre-ville où il fait bon venir, et y vivre», indiquent les élus.

Gageons que ce projet, au-delà des éventuels désagréments causés pendant la période des travaux, saura pleinement atteindre ses objectifs. Tout semble en tout cas avoir été étudié en ce sens.

Jean-Luc Bouland.

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