Gouvernement : la parité n’est plus respectée

19 hommes, 17 femmes : la parité hommes-femmes, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, n’est plus respectée au gouvernement après la nomination vendredi du député LREM des Hauts-de-Seine Adrien Taquet, comme secrétaire d’Etat, chargé de la protection de l’enfance, auprès de la ministre Agnès Buzyn.

Lors du remaniement d’octobre 2018, le nombre de membres du gouvernement (Premier ministre inclus) avait atteint 35, dont 18 hommes et 17 femmes. Si le nombre impair de membres du gouvernement empêchait de toute façon une parité parfaite, l’Elysée s’était targué à l’époque dans son communiqué de nomination d’un gouvernement  « strictement paritaire », en faisant le choix de ne pas compter le Premier ministre.

Pas de rupture pour Edouard Philippe

« Je ne crois pas que ça rompe l’engagement que nous avions pris. Nous avons toujours calculé et fait en sorte en la matière (que) les équilibres soient respectés », a déclaré Edouard Philippe, interrogé sur le sujet lors d’un point de presse à Matignon sur le dossier de la protection de l’enfance. Il a pris l’exemple d’Agnès Buzyn, présente à ses côtés, en faisant valoir que la ministre des Solidarités et de la Santé  « peut travailler avec deux secrétaires d’Etat, une secrétaire d’Etat et un secrétaire d’Etat. Et je ne doute pas que la qualité du travail sera au rendez-vous », a-t-il ajouté.

L’objectif de parité, brièvement respecté pour la première fois sous le quinquennat Sarkozy, avait été respecté lors du quinquennat Hollande, en tout cas en tenant compte d’un nombre impair de membres du gouvernement.Cette parité avait également été respectée depuis le début du quinquennat Macron, même si le nombre plus importants d’hommes aux ministères d’Etat et aux ministères les plus importants avait été relevé.

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