La lassitude des maires

Ce n’est pas nouveau mais une étude réalisée par l’Ifop sur « L’état des d’esprit des maires à 18 mois des prochaines élections municipales » réalisée sur un échantillon de 609 maires entre le 11 novembre et le 17 décembre le confirme. Les maires sont fatigués. 87% de ceux qui ont été interrogés reconnaissent qu’il est aujourd’hui difficile d’exercer leur fonction  que  cependant ils sont fiers et satisfaits d’exercer.

Olivier Carré, maire d’Orléans.

Quelques 42% disent avoir l’intention de solliciter un nouveau mandat mais ce chiffre tombe à 39% chez les maires ruraux.

Lourde charge de travail

Tous se plaignent en douceur mais sans hésitation   du  niveau d’exigence plus élevé des citoyens par rapport à l’action municipale ou aux services municipaux  suivi de très près de  la lourdeur de la charge de travail, des relations avec l’intercommunalité, de la complexité juridique et technique des dossiers, sans parler de la complexité des recommandations et des normes, du manque de moyens financiers,  de la diminution des prérogatives  et des pouvoirs, de la recentralisation par l’Etat de certaines prérogatives municipales, de la responsabilité pénale des maires, du manque de moyens humains et parfois des agressions verbales ou physiques du maire

Aussi 84% des maires souhaitent-ils la stabilisation des dépenses  et 67% que la présence des services publics va continuer à diminuer sur leur commune 33% d’entre eux souhaitent que les blocs des compétences des intercommunalités soient fixés pour  chaque type d’intercommunalité, cette proportion montant à 36% pour les maires des communes rurales.75%  des  élus  souhaitent que les compétences transférées diminuent et 77% n’envisagent pas la création d’une commune nouvelle.

Afficher les commentaires