Loir-et-Cher : vers un 4e pont sur la Loire

À l’occasion d’une conférence de presse le 29 janvier dernier, Nicolas Perruchot, président du département de Loir-et-Cher, a confirmé les discussions en vue de construire un nouveau pont pour les vélos sur la Loire et redit son soutien à une seconde sortie d’autoroute.

Au Département, travaux et infrastructures sont au cœur des sujets. La collectivité a ainsi prévu de dégager ainsi la somme de 50 millions d’€ jusqu’en 2021 dans le cadre de son Plan PIuriannuel d’Investissement. Déploiement de la fibre optique, rénovation des collèges(1) ou encore  infrastructures pour les routes constituent  les priorités.

Nicolas Perruchot milite pour une seconde sortie d’autoroute

Un 4e pont sur la Loire. Christophe Degruelle président d’Agglopolys y est favorable. Nicolas Perruchot aussi. Ce dernier avait d’ailleurs proposé ce projet dès 2003 : « Il y a consensus pour utiliser les piles de l’ancien barrage du Lac de Loire, qui devront être rehaussées, pour construire un bel ouvrage sécurisé de franchissement du fleuve pour les vélos. Il pourrait ainsi relier le parc des Méés au lac de Loire ». Un comité de pilotage verra donc le jour avec un coût estimé des travaux de 8 à 10 M€.      

La création d’une 2e sortie d’autoroute (l’agglomération de Blois est l’une des rares villes en France à ne pas en disposer) est plus que jamais la priorité de Nicolas Perruchot qui ne désespère pas de trouver un accord politique (Avec le tandem Gricourt-Degruelle, Ndlr) avant les municipales de 2020. Alors que Cofiroute a travaillé sur une modélisation, une réunion en décembre dernier semble  avoir fait bouger les lignes (1).

Un pont piéton vélos pourrait voir le jour à Blois

Sur une autre épineux dossier à savoir l’aménagement de la Patte d’Oie à Saint-Gervais-la-Forêt, Nicolas Perruchot s’est montré attentiste renvoyant son financement au prochain contrat de plan État-Région et souhaitant vivement  le concours financier des communautés de communes du Grand Chambord et du Val de Cher-Controis dont de nombreux automobilistes fréquentent cet axe.

Dans les tuyaux également les déviations de Chémery et Contres (dernier tronçon) ou encore les travaux d’aménagement routier du parc d’activité des Châteaux en cours d’extension par Agglopolys à la Chaussée-Saint-Victor. Quant à la création d’une sortie sur l’A 85 à Saint-Aignan-sur-Cher à proximité de Beauval, rendu nécessaire par la fréquentation du Zooparc (1.550.000 visiteurs en 2018, + 7 %), N. Perruchot a confié que le délégataire semblait réticent à lancer une étude préalable malgré le soutien de Ségolène Royal et la venue du couple Macron… En attendant, le département va lancer une étude complète des flux routiers autour du site. 

Retour au 90 km/h

Alors que le gouvernement est disposé à assouplir la règle du 80 km/h en vigueur depuis le 1er juillet dernier, Nicolas Perruchot compte bien proposer au préfet une évolution en fonction de l’accidentologie constatée. « Le gouvernement aurait perdu moins de temps en demandant l’avis des élus locaux » a-t-il déclaré en pointant les difficultés à doubler les camions sur certaines routes.

L’affaire aura en tout cas coûté un gros billet aux contribuables loir-et-chériens puisque outre le coût d’installation des panneaux 80 km/h (13.000 €), celui de la remise en état de ceux qui ont été tagués (13.000 €) et celui, à venir, de la réinstallation des limitations à 90, la somme pourrait avoisiner les 50.000 €. « Dans le contexte de contractualisation où l’on nous demande faire des économies, l’État  doit assumer les conséquences financières. Je vais donc envoyer la facture au préfet » a assuré Nicolas Perruchot. 

Jean-Luc Vezon.


(1) Une nouvelle réunion est prévue en juin.

 

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