Blois : un Grand Débat consensuel

Le Grand débat national est passé par Blois le samedi 2 février pour près de 4 heures d’échanges soutenus mais toujours respectueux. Organisé par le think tank réformateur Démocratie Vivante, la réunion a permis de mettre sur la table le besoin de justice fiscale, de protection de l’environnement mais aussi  d’Europe.

Pas de Gilets jaunes radicaux à cette nouvelle réunion en Loir-et-Cher du Grand Débat national mais  des contributeurs soucieux de défendre leurs points de vue sur les 4 thématiques définies par le gouvernement (fiscalité et dépenses publiques, transition énergétique, démocratie et citoyenneté, organisation de l’Etat et des services publics).

Dans la salle, on notait toutefois la présence de plusieurs figures politiques locales comme Louis Buteau (LaREM), du député Modem Stéphane Baudu ou encore de Malik Benakcha, proche de Guillaume Peltier, et chef de file blésois des Républicains. Plusieurs élus de la majorité municipale avaient aussi fait le déplacement pour écouter sagement ce débat parfaitement animé par Malika Ghedjati et les représentants de Démocratie Vivante (Catherine Kratz, Françoise Diehlmann et Brahim Kaas).     

« Je ne voterai pas Macron, je voterai pour Ingrid Levavasseur ! Il m’a passé la main dans le dos pour se faire élire puis m’a ponctionné 750 € de CSG. Dans le même temps, les députés s’octroient une prime de 5000 € alors qu’ils touchent 12 000 € ». Sur le sujet des impôts, d’emblée, un retraité, un brin énervé, a donné le ton du ras-le-bol fiscal généralisé. Sur un air de fake news, Stéphane Baudu lui a répondu qu’il ne touchait que 5700 € auquel s’ajoutent 5000 de frais à justifier. « Je prends aussi ma voiture perso pour les déplacements », a-t-il ajouté avant que chacun ne conviennent que les élus français n’étaient pas finalement trop payés. Les hauts fonctionnaires en ont, par contre pris, pour leur grade avec des traitements souvent supérieurs aux élus à l’image de Chantal Jouanno présidente de la Commission nationale du débat public qui touche un salaire de 14.666 euros brut.

Les questions des niches fiscales, de l’optimisation, du rétablissement de l’ISF et de l’affectation des impôts ont aussi suscité bien des échanges. « La CSG, c’est un impôt ou une cotisation ? Ça sert à quoi au juste ? ». « Pourquoi pas un code barre pour savoir à quoi servent nos impôts ». « Plusieurs élus cumulent des salaires et des indemnités. Nous avons des exemples en Loir-et-Cher …. », a-t-on pu entendre. L’intervention d’une femme sur la transition énergétique a permis de mesurer le fossé entre les bonnes intentions et la réalité. Habitant à 25 km de Blois, bien loin des transports en commun, ses moyens financiers ne lui ont pas permis d’acheter un véhicule hybride à 20.000 €. « Avec mes 1200€ de retraite, je n’ai pu acheter qu’un diesel qui pollue trop », a-t-elle regretté.

Bien d’autres sujets ont été débattus donnant lieu à des questions qui figureront sur le site et seront prises en compte. On retiendra enfin la volonté des participants d’élargir la discussion et de parler aussi des associations, de la parité, de l’introduction d’une dose de proportionnelle, d’immigration et surtout d’Europe. Car, chacun en a convenu,  beaucoup des sujets du Grand Débat sont finalement corrélés aux politiques (ou absences de politiques) européennes.

Les vœux 2020 du Maire de Blois

C’est un courrier bien inhabituel qui est arrivé dans les boîtes à lettres des personnalités blésoises, ces jours derniers. Le Maire de Blois Marc Gricourt, dont on connait la ponctualité, les prie en effet de réserver la date du jeudi 16 janvier 2020 pour la cérémonie des vœux à la Halle aux Grains. Les esprits chagrins ne manqueront pas de penser qu’à ce rythme, il ne serait pas impossible qu’une autre missive leur parvienne leur demandant de réserver la date pour les vœux 2021. A bon électeur salue ce généreux souci d’anticipation !

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