“Firmanent d’émotions” avec Stéphane Kochoyan et Jazz or Jazz

Directeur artistique du prometteur et captivant festival Jazz or Jazz qui se tiendra du 9 au 13 avril à la Scène Nationale d’Orléans, Stéphane Kochoyan nous  a volontiers parlé, dans les locaux orléanais de magcentre.fr,  de la programmation de cette quatrième édition qui, comme l’annonce François-Xavier Hauville, directeur de la Scène Nationale,  “est colorée d’un afro-jazz de toutes origines, cubaine, tunisienne, cap-verdienne, éthiopienne, malienne, comme un  fil rouge se déroulant d’un jour à l’autre”.  
 
Reste que si cette édition, ouverte à la jeune génération, est flamboyante  à souhait,  on ne peut que souligner, selon nous, avec un bonheur non dissimulé, la présence d’une certaine mélancolie musicale. Les invitations de l’accordéoniste Vincent Peirani avec le tendre comme immense Emile Parisien au saxophone, de Dhafer Youssef  à l’émouvant oud, ou bien encore du trompettiste Erik Trufaz aux climats  si intenses, attestent de ces braises.
 
Stéphane Kochoyan s’en explique de manière ouverte et doucement directe . “Avant tout , le lieu du festival est idéal et magique, il offre  un grand confort d’écoute et les musiciens  vont y trouver une source d’inspiration” affirme-t-il d’emblée . ” Notre programmation offre des concerts  où la tristesse est magnifiée par la joie de faire de la musique  une communion” ponctue-t-il.
Et dans cette interview, rue Sainte -Anne,  Stéphane Kochoyan salue, entre autres,  le travail de l’incandescente Lura , cette “pépite” du Cap Vert, de Salif Keita , le “Caruso malien” tant désiré depuis des années, de Mulatu Astatke fondateur de l’ethio-jazz  et de cet incontournable  batteur nigérian Tony Allen  qui transforme en or et groove hypnotique tout ce qu’il touche. 
 
Et Stéphane Kochoyan, programmateur funambule averti,  évoluant sur la corde du sensible d’affirmer, en substance : ” Ce qui nous importe est d’atteindre le firmament des émotions pour toucher à cette joie qui va se mêler à la mélancolie, car toute programmation est un collier de perles”. Comme si le jazz était une très belle diva à qui ce Jazz or Jazz irait décidément très bien.
 
Nul ne doutera de ce désir d’y assister.
 
Jean-Dominique Burtin. 
 

Jazz or Jazz, du 9 au 13 avril 2019,

Scéne Nationale, Théâtre d’Orléans.

En savoir plus: www.jazzorjazz

 

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