Le Premier ministre et Agnes Buzyn au chevet de la santé moribonde en région près de Chinon

 

Deux jours avant l’annonce en conseil des ministres de la réforme du plan “Santé 2020”, le Premier ministre Edouard Philippe, flanqué de sa ministre Agnes Buzyn, a visité la Maison de santé pluridisciplinaire du Véron à Avoine en Indre-et-Loire, à une cinquantaine de km de Tours.

La ministre de la Santé (à gauche) et la directrice de l’ARS, Anne Bouygard.@archives Magcentre

Le gouvernement a réaffirmé “le rôle central des élus locaux et des professionnels de
santé pour relever le défi de l’accès aux soins.Pour la région Centre-Val de Loire,  “la Maison de Santé Pluridisciplinaire d’Avoine en Indre-et-Loire, emblème de l’engagement régional pour les initiatives de territoire innovantes permettant la lutte contre la désertification médicale.”

François bonneau, le président de région, a salué “la création de 400 postes de médecins généralistes dans les territoires prioritaires et celle de 4000 postes d’assistants médicaux, prévue par le plan national deréforme du système de santé « Ma santé 2022 », qui constitue une avancée notable et un réel espoir pour la région. “Un objectif minimum de 20 postes en région Centre-Val de Loire doit être recherché, tant la situation sur certains territoires provoque le renoncement ou l’impossibilité de se soigner.

Les responsables de la santé en région n’ont prévenu la presse régional qu’au  dernier moment en amont de cette visite, on espère que c’est seulement en raison de la situation sociale tendu.

Guillaume Peltier (LR)

Une fois de plus pour faire face à  la dramatique désertification des médecins notamment généralistes en zones rurales et urbaines désertifiées, les autorité ont sorti les cautères sur des jambes de bois, les fameuses MSP qui coûtent beaucoup d’argent au contribuables et n’attirent que des médecins déjà installés. Quand ces MSP ne menacent pas de fermer faute de médecins comme à Orléans La Source. Les urgences du CHRO (Orléans,) débordent de patients qui ont traîné à se soigner faute d’avoir trouver un généraliste en ville. Dramatique!

Imposer au minimum deux ans aux jeunes médecins dans les zones déficitaires

A l’assemblée nationale, Guillaume Peltier vice-président LR, député du Loire-et-Cher, a proposé récemment la seule solution qui peut redonner de l’oxygène à notre système de santé dans l’urgence. Mettre fin à la liberté d’installation des médecins. Lui propose deux ans. ” La libre installation des jeunes praticiens de la médecine, et notamment médecine générale, telle qu’elle est réalisée aujourd’hui, doit être modifiée en profondeur. D’une logique de liberté d’installation totale, il convient de transmuter à une logique d’installation contrôlée. Il en relève du patriotisme et du civisme des médecins….L’objet premier de la présente proposition de loi est d’imposer, à la sortie de l’internat et durant les deux premières années d’exercice, aux médecins généralistes une installation dans les zones déficitaires établies par les agences régionales de santé.”. Pourquoi pas huit ans, le temps de leurs études financées par la collectivité, par nos impôts. François Bonneau parle lui d’une “régulation” à l’appui d’u conventionnement. 

Pour l’instant le lobby médical au Parlement reste trop puissant pour faire bouger les lignes. Jusqu’à quand?  Quelques indices montrent que cette “nationalisation” de la médecine est un des propositions qui va remonter du Grand débat en cours.

Ch.B

 

Afficher les commentaires