Orléans: la politique sportive sur le ring des élections municipales 

Deux gros sponsors du sport professionnel orléanais (le hand), Jean-Pierre Gontier et Emmanuel Vasseneix, viennent d’annoncer qu’ils jettent l’éponge. Ils tenaient à bout de bras deux clubs, Les Panthères à Fleury-les-Aubrais et Saran Loiret Handball. Bien sûr les deux patrons de Leclerc et de la Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel mettent en avant d’abord la conjoncture économique. Mais tous  deux évoquent aussi le désengagement, selon eux, de la Métropole d’Orléans qui a maintenant compétence sur les équipes professionnelles, en lieu et place des communes.

Les Panthères de Fleury vont perdre leur principal sponsor.

L’occasion était bonne pour Baptiste Chapuis et les Socialistes d’Orléans, en campagne des municipales, pour pointer du doigt et donner un carton jaune à la politique sportive de la Métropole.

“Suite au transfert du club, les amateurs de sports s’attendaient à une valorisation, une nouvelle étape, une réelle ambition, mais non il ne s’agit au final que d’un simple montage financier sans réelle volonté de développement, un simple désengagement de la ville de Fleury au profit de la métropole. Le projet et la mobilisation des élus ne sont pas à la hauteur de l’équipe la plus titrée de la métropole. La situation se répète à nouveau aujourd’hui avec le Saran Loiret Handball et l’un de ses principaux sponsors. (LSDH, Laiterie de ST-Denis-de-l’Hôtel)  

Jean-Pierre Gontier président du “Fleury Loiret Handball” et Hugues Saury ancien président du département.@archives Magcentre.

A travers ces situations, les socialistes d’Orléans s’interrogent sur la stratégie sportive de la ville d’Orléans portée notamment par son adjoint ainsi que sa traduction métropolitaine aujourd’hui et pour demain.”

Plus largement, au-delà du hand, le PS dénonce aussi, la gestion de autres clubs professionnels: 

  “Orléans Loiret Basket vient de perdre une nouvelle fois une affaire emblématique aux prud’hommes conséquence du caprice d’un élu. Après la procédure concernant l’ancien entraîneur, c’est maintenant plus de 300 000 euros gaspillés dans des procédures qui aurait pu être évitées”, écrit Baptiste Chapuis.

Le football est aussi mis en cause, après que les deux présidents soient passés récemment devant le tribunal pour des malversations en lien avec le club.

“- L’USO, qui malgré une bonne santé sportive que l’on salue, est menacée par des affaires économiques et judiciaires qui ne permet pas de créer un contexte de sérénité nécessaire à son bon développement. et cela sans évoquer l’absence de vision à long terme concernant les infrastructures”. 

Soufiane Sankhon et les dirigeants de l’USO.

Sans les nommer Baptiste Chapuis fait allusion à travers de graves accusations au mélange des genres dont sont accusés des adjoints au maire d’Orléans, Michel Martin (basket) et Soufiane Sankhon (CFA du sport). 

” Le CFA du Sport dont le montage financier autour d’un important projet immobilier est flou et dont la stratégie ne semble pas anticiper l’impact des évolutions législatives récentes. 

L’absence de transparence et de stratégie à long terme, les dérives de certains élus, ne permettent pas de construire durablement des clubs de haut niveau.  Le haut niveau devant toujours être au service du plus grand nombres. Le haut niveau ne devant jamais être au service de quelques-uns, toujours les mêmes. Force est de constater que depuis 5 ans ce n’est pas le cas.”, estiment les militants PS. 

Descendu sur le terrain politique et municipal, l’angle sportif, fera partie des gros morceaux de la campagne municipale qui démarre. Surtout que s’y raccroche le plus gros investissement de la mandature Carré, le CoMet (110 millions d’euros), qui inclut de facto le soutien à des équipes de haut niveau.

Ch.B

 

 

 

 

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