« Rossignols amoureux » avec les Folies Françoises à Orléans

C’est bientôt la Saint-Valentin. Alors un peu, beaucoup, passionnément, à la folie avec les Folies Françoises ! Que ce soit en formation de chambre ou en orchestre, l’ensemble orléanais Les Folies Françoises, fondé en 2000 par des solistes confirmés, revisite le vaste répertoire instrumental et vocal des XVIIe et XVIIIe siècles “dans l’esprit de liberté, de pluralité  et de créativité qui animait les musiciens du Grand Siècle”. Pour son nouveau concert “Rossignols Amoureux”,  cet ensemble  s’adresse, en ces temps tendres, aux amoureux de la musique baroque.

Portrait Hélène Le Corre (Copyright DR)

Lorsque l’acteur chantant va droit au cœur…

Béatrice Martin, claveciniste des Folies,  est l’auteure de la note d’intention du programme  auquel participera la soprano Hélène Le Corre: ” C’est à l’aube du XVIIIe siècle qu’apparaît la cantate française. Forme musicale devenant très vite à la mode,  elle offre l’avantage certain d’être moins coûteuse qu’une grande tragédie en musique! Pas de décors, pas de costumes, peu de musiciens… La  cantate trouve dans les salons des châteaux et hôtels particuliers, son écrin idéal.”

Et la célèbre claveciniste de poursuivre: “L’acteur chantant (c’est ainsi que l’on nommait un chanteur à cette époque) offre à l’auditeur, dans ces petits ouvrages, toutes les palettes des émotions, affects et passions qui sont normalement l’apanage des plus grandes œuvres. Il doit réussir la prouesse de se glisser dans la peau du récitant (exposant,commentant,moralisant…), et également dans celle du protagoniste (dramatique ou frivole, tendre ou pathétique….)”.

Quelques déclarations d’amour au programme

Béatrice Martin, toujours: “La  Mort de Didon, cantate composée par Michel Pignolet de Montéclair vers1709, véritable tragédie miniature d’une grande profondeur des sentiments, reprend l’histoire de Didon, reine de Carthage, abandonnée par le prince troyen Énée. Elle alterne la mélancolie, la fureur et le désespoir; une morale légère vient clore cette funeste légende: “Qu’il est dangereux de se rendre aux vœux d’un objet volage”! L’île de”Délos, cantate de la compositrice enfant-prodige Elisabeth Jacquet de La Guerre, offre quant à elle une atmosphère toute bucolique, mettant en scène un rossignol, chantre de l’Amour, dont les sons touchants enchantent un agréable séjour”.

Mais figurent également au programme de ce concert, histoire de charme d’enjouement et de douceur, des oeuvres de François Couperin, de Rameau, de Jean Fery Rebel et de François Duval.

Pour célébrer tout cela se retrouvent  sur scène Béatrice Martin, clavecin, Jocelyn d’Aubigney, traverso, François Poli, violoncelle, Patrick Cohen Akénine, violon.  Et, bien entendu, la soprano Hélène Le Corre, artiste qui fit ses débuts à Vienne au festival “Mozart in Schönbrun” dans le rôle de Pamina de La Flûte enchantée. Cette grande interprète vient entre autres de tenir le rôle titre de l’opéra Il trionfo di Clelia (Gluck) chez MDG Records en première mondiale.

JDB. 

Jeudi 14 février, 20 h 30, salle Jean-Louis Barrault, Théâtre d’Orléans.

En savoir plus: www.foliesfrançoises.fr 

Réservations : www.scènenationaledorleans.fr

 

Afficher les commentaires