Les bonnes poires de consommateurs

A l’aube, à l’heure où blanchit la campagne comme écrivait Victor, l’image de ce paysage de verger du val de Loire que l’on penserait à première vue gelé aurait pu paraître naturel voire féerique. Hélas, il n’en est rien : nous sommes le dernier mercredi de février sous un chaud soleil printanier à deux pas de la rivière du Loiret dans la commune de St Hilaire St Mesmin réputée pour ses cerises et sa félonne antenne Free. Le temps est venu pour l’un des nombreux producteurs /vendeurs de poires de répandre à grands jets la première « médecine » dans son verger (il y en aura beaucoup d’autres durant la saison) et d’une pierre deux coups, la mort pour ce qui reste de la biodiversité alentour.

La mort pour la biodiversité alentour.@Berlaisier

Dans quelques jours, la pluie viendra faire ruisseler tout ce produit de traitement sur le sol et dans l’eau de la rivière Loiret qui borde ce champ. Alors notre homme n’écoutant que le son de son tiroir caisse remontera sur son tracteur et recommencera la même opération. A terme, sa récolte de fruits insipides viendra saturer les rayons  des supermarché du coin sous l’appellation « produits du terroir ». Les nappes phréatiques sont pour la plupart devenues impropres à la consommation, les abeilles se meurent, lapins, lièvres, perdrix, alouettes ont disparu du paysage rural et malgré tout, les sulfateuses continuent années après années de répandre la mort, dans l’indifférence et en toute impunité, pour le profit de quelques irresponsables qui nous font pisser du glyphosate malgré nous.

Un paysage blanchi artificiellement.@Berlaisier.

 

Ce paysage blanchi artificiellement nous montre bien que le paysan devenu exploitant agricole a perdu tout contact avec son environnement et nous entraîne par ses errements vers la même destinée qu’un lapin de garenne. Mangez 7 fruits et légumes par jour, qu’ils disaient,,,

Berlaisier

 

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