La Région au chevet de l’hôpital public

Les instances régionales ont soufflé le chaud et le froid sur l’hôpital public. Le CESER (Conseil économique, social et environnemental régional), vient de publier un diagnostic accablant à la suite d’une”saisine citoyenne” demandée par la CGT et qui a recueilli 60 000 signatures. Il en ressort que dans la région la difficulté d’accès aux soins est telle que cela se traduit “par un renoncement aux soins” ou par un recours à des médecins en dehors de la région.

Jeudi lors de la session du conseil régional, François Bonneau son président a livré un diagnostic plus optimiste sur un thème majeur, celui du CHU. En effet un rapport de la Cour des Comptes préconisait une réduction drastique du nombre de CHU.

Le CHU de Tours.

Dès lors le CHU de Tours semblait menacé dans une région qui souffre déjà d’une carence médicale chronique. « J’ai reçu une lettre de Mme Buzyn », la Ministre de la Santé, « confirmant que l’hôpital de Tours restera bien un CHU de plein exercice avec des volets formation et recherche », a indiqué François Bonneau, Les élus régionaux s’étaient en effet mobilisés en faveur d’un “CHU de plein exercice », mais François Bonneau a mis un bémol à cette bonne nouvelle en ajoutant, « mais restons vigilant ». Sur les 4 000 ssistants médicaux dont la création a été annoncée par le gouvernement, la région en espère 400 et sur les 400 médecins salariés, elle en brigue 40. 

Le rapport du CESER lui, souligne les chiffres accablants dus à la liberté d’installation défendue mordicus par tous les partis : le taux de généralistes en région Centre-Val de Loire est inférieur de 33% à la moyenne nationale.  La meilleures solution qui correspond à une urgence, c’est la hausse du nombre de médecin qui passe notamment par un numerus clausus qui passerait en attendant sa disparition (en 2020) de 250 médecins formés par an à 400. Le CESER préconise aussi une répartition plus équitable des internes dans les hôpitaux et auprès des généralistes de la région. Autre souhait, l’extension du CHU de Tours à celui d’Orléans. On peut toujours rêver.

Ch.B

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