Emploi : le numérique, un secteur d’avenir bien loin des stéréotypes

Pôle emploi a proposé depuis le 25 février une semaine du numérique. Cet événement a été l’occasion pour plusieurs partenaires de venir s’exprimer auprès de volontaires au cours d’ateliers sur les métiers qui embauchent dans ce secteur ainsi que les formations. La semaine a ainsi été articulée autour de forums, de job dating, de présentation par des entreprises ou des écoles ou encore des web émissions afin de faire découvrir ce domaine aux demandeurs d’emplois.

Pascal Grégoire, délégué Syntec numérique en région Centre-Val de Loire et chef d’entreprise chez IT&M

C’est dans le cadre de cette semaine dédiée au numérique que Pascal Grégoire, le délégué en région Centre-Val de Loire du syndicat professionnel Syntec numérique, est intervenu à l’agence Pôle Emploi d’Orléans Loire. L’objectif de cet atelier, ouvert à tous, était de présenter généralement le champ du numérique, ses métiers ainsi que l’impact des nouvelles technologies dans notre travail. La présentation, organisée par la conseillère référente Marina Bruandet, a réuni près de 40 personnes, tous dans une démarche volontaire, car aucune convocation n’a été adressée pour ces ateliers.

Le numérique, 7% du PIB

La semaine du numérique organisée par Pôle emploi dans toute la France a permit de faire découvrir ce secteur d’avenir à un grand nombre de demandeurs d’emploi

L’intervention de Pascal Grégoire nous fait réaliser l’ampleur et l’importance qu’a pris le secteur du numérique dans l’économie mais également l’infiltration des technologies dans tout les domaines professionnels. En effet, aujourd’hui le numérique représente 7% du PIB, 25% de la croissance et compte 850 000 salariés officiels en France. Mais en réalité, de nos jours, toutes les professions touchent au numérique. Le secteur est divisé en 3 domaines : les entreprises de services du numérique (ESN), les éditeurs de logiciels et les sociétés de conseil en technologie. Toutes ces branches recrutent de plus en plus et sont en demande constante de travailleurs avec des demandes de qualifications bien moins exigeantes qu’on pourrait le croire. La rumeur veut que tout les informaticiens soient des geeks et des génies en maths mais en réalité, le secteur est avant tout « humain » comme l’indique Pascal Grégoire. Il nécessite, en parallèle des développeurs qui travaillent sur ordinateurs, des employés en interaction avec les clients. Pascal Grégoire souligne le fait que « on est bien loin du tout automatique et que le secteur a encore et toujours besoin de salariés afin d’exploiter et de traiter les données créées ». Ainsi, il existe un grand nombre de formations permettant une réinsertion rapide sans longues études en mathématiques. C’est notamment le cas de la Wild Code School qui propose une formation de cinq mois, au sein du Lab’O d’Orléans, suivie d’un stage afin de garantir une réintégration rapide dans le milieu professionnel pour les personnes intéressées par une reconversion dans le secteur. Enfin, il est également important de souligner le manque de femmes dans le numérique et Pascal Grégoire encourage fortement celles qui seraient intéressées de concrétiser leur projet de reconversion car elles seront accueillies à bras ouvert et favorisées à l’embauche.

Cette semaine du numérique aura donc permis la découverte d’un secteur numérique en plein essor et bien loin des préjugés qu’il véhicule. Pour les personnes intéressées, il est toujours possible de s’adresser à des conseillers en agence pour plus d’informations et éventuellement demander un stage.

ZF

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