Un bon match nul entre La Berrichonne et Brest 2-2

 

 

Châteauroux et Brest se sont logiquement partagés les points ce vendredi soir. Surtout, les joueurs Castelroussins ont proposé, enfin, un jeu plus léché et porté résolument vers l’attaque … Peut-être que La Berrichonne avait besoin d’un adversaire réputé supérieur pour hausser son niveau de jeu. A voir face à l’Estac Troyes la semaine prochaine.

 

Maxime Barthelme, électron libre fort précieux face aux Brestois.jpeg

Les dirigeants de la Berrichonne l’avait prévu dès la parution du calendrier : Brest serait un cador du championnat. De fait, il avait fait de la venue des Bretons, un match de gala. Bon choix puisque les visiteurs caracolent dans le duo de en tête de la L2 depuis le début de la saison.  Cela dit ils espéraient aussi que leurs bleu et rouge seraient mieux classés que leur 14e place actuelle… Pour la venue du leader, Nicolas Usaï avait opté, sur le papier, pour une équipe en 5-2-3 même si on pouvait considérer que Grégory Bourillon était plutôt positionné en milieu offensif. Un système de jeu qui avait l’avantage de voir les locaux se porter vers l’avant au gré des ballons distillé par un Maxime Barthelmé de plus en plus investi dans la maison castelroussine. D’ailleurs, le premier gardien à être sollicité était Larsonneur sur une reprise hors surface de Bourillon (12e).

 

Un penalty et la reprise de Tounkara

ounkara avait remis les pendules à l’heure.jpeg

Brest, cependant, ne se contentait pas de défendre. Au contraire, sur un contre rapidement mené,  Yoan Court était fauché par Sekou Conde, dans sa surface. Le joueur de la Berri ne s’embarrassait pas et enlevait le tout, joueur et ballon !  Penalty indiscutable. Pillot ne pouvait rien face à N’Goma qui transformait la sanction en but (21e). Cela ne stoppait pas les ardeurs des Castelroussins beaucoup plus fringants que lors de leurs dernières sorties sur la pelouse de Gaston-Petit. Bourillon, encore, voyait son tir stoppé du bout des arpions par Larsonneur (24e). De tirs contrés en corners mal négociés, la pression montait sur l’arrière garde visiteuse. Finalement elle cédait à la demi heure sur une reprise de Tounkara à la réception d’un centre d’Alhadhur (30e). Le score en restait là jusqu’à la pause malgré quelques tentatives bretonnes facilement stoppées par Pillot.

 

La Berrichonne a rêvé quelques minutes   

Pillot est parti du bon côté mais n’a rien pu faire face à N’Goma.jpeg

De retour du vestiaire, la surprise venait du banc. Livolant remplaçait Tounkara, blessé.  Un changement dans le dispositif qui donnait pourtant un regain de peps à l’attaque de Châteauroux. Du côté de Brest c’était le meilleur buteur du championnat, Charbonnier, mis un partiellement au repos, qui entrait en jeu. Pas de quoi freiner les ardeurs des locaux qui hissaient leur niveau de jeu à la hauteur de celui de leurs adversaires. Une première fois Livolant profitait d’une erreur défensive pour filer au but. Il était contré juste avant d’armer son tir (57e). Une deuxième fois, un centre de Livolant, un de plus, pour Sangante qui tentait de remiser de la tête. Le pied de Castellletto montait un peu trop haut et touchait le front du milieu de terrain local. Pour l’arbitre la faute ne faisait aucun doute. Il désignait aussitôt le point de penalty. Une sanction que Bourillon mettait au fond à gauche, sans état d’âme (69e ). Nanti de ce petit but d’avance, la Berrichonne était sur un petit nuage. Ses supporters aussi. Les Rouge et bleu poussaient sur les ailes, mais n’obtenait pas le ko.

Nicolas Unaï, le coach de Châteauroux, renforçait son milieu de terrain avec l’entrée, dans un premier temps,  pour sa première feuille de match en professionnel, de Léo Leroy, puis de Brian Chevreuil en lieu et place de Yamga (65e) et de l’électron libre Barthelmé (80e).

Actif sur le flanc gauche, Yamga n’a pu tromper Larsonneur.

Cela n’empêchait pas Brest de retrouver des couleurs et de récupérer de plus en plus de ballons dans l’entre-jeu. Après deux alertes, la troisième occasion était la bonne pour les hommes de Jean-Marc Furlan. Weber venait battre de très près, trop peut être, Rémi Pillot pour remettre les deux équipes à égalité (82e).

Étonnamment, là encore, la Berrichonne avait de le ressource. Avec Chevreuil par exemple qui obligeait Blasonneur à une belle parade (88e). Alors que l’on annonçait les 3 minutes de temps additionnel, la Berri faisait montre d’un élan offensif rarement vue cette saison. De quoi rendre le sourire aux socios Berrichons plutôt sevrés dans ce domaine.

Au coup de sifflet final, on se quittait bons amis… Les spectateurs, 6 435 selon le décompte officiel, avaient vu des buts. La Berrichonne n’avait pris qu’un petit point mais avait montrer un visage séduisant. Brest était toujours deuxième, n’avait pas eu de blessé et écopé d’un minimum de carton jaune. Bons amis, on vous dit !

 

Texte et photos Fabrice Simoes

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