Blois : Une manifestation régionale en demi-teinte

La mobilisation pour le pouvoir d’achat se poursuit. Le rassemblement régional des Gilets
jaunes à Blois a réuni 400 personnes samedi après-midi. Elles ont déambulé
pacifiquement et calmement dans le centre-ville.

Après Tours et Bourges, c’était au tour de la préfecture loir-et-chérienne d’être le point de convergence du mouvement citoyen né le 17 novembre. Mais avec 400 manifestants, l’acte XVI marque un nouveau tassement de la mobilisation loin des scores précédents. Parti du parc des expositions, le cortège a rejoint la gare pour un aller-retour sur la passerelle gare avant de gagner la préfecture pour un sit-in et… la photo souvenir. Un groupe de Gilets jaunes a alors tenté de rentrer dans l’édifice public via la rue du 18 juin où stationnaient sept cars de CRS. Les Gilets blancs du service d’ordre les ont contenus mais, pendant quelques minutes, on a senti la tension monter et les esprits s’échauffer.

Mais heureusement, les Gilets jaunes régionaux ne sont pas des casseurs ou des black blocs et le
cortège a pu poursuivre sa route vers l’hôtel de police soigneusement encadré par de très nombreux policiers en tenue et en civil. Tandis que Vince haranguait le groupe avec son hygiaphone et que « la femme à la brouette » sonore s’employait à mettre l’ambiance, les troupes, un brin fatalistes reprenaient le titre culte de Trust « Police milice » ou le Champ des partisans. « À Blois, c’est mou ; je compte aller à Paris le 16 mars prochain pour marquer la fin du grand débat national de récupération-manipulation de Macron », nous expliquait Pierre un jeune intérimaire venu du Mans avec sa compagne manifester pour le droit de vivre dignement de son travail.

Vers 17 heures, les représentants des Gilets jaunes des départements de la région devaient se réunir dans une permanence d’un mouvement politique, mise à leur disposition pour une réunion de
coordination et d’action. Alors que des arrêtés préfectoraux leur interdisent de se concentrer sur les
ronds-points, ils envisageaient d’autres moyens pour se faire entendre. Leur mot d’ordre : ne rien
lâcher.

Jean-Luc Vezon

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