Brune Poirson en lutte contre le plastique dans l’Indre

La secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire était dans l’Indre vendredi dernier pour visiter la laiterie de Varennes et constater ses efforts autour de la gestion du plastique.

Brune Poirson venait se rendre compte des efforts pour lutter contre l’excédent de plastique.JPG

Le 21 février dernier, Nicolas Marra, directeur commercial de la Laiterie de Varennes était dans l’enceinte du ministère de la Transition écologique. Le but : signer, avec la secrétaire d’Etat Brune Poirson, un pacte d’engagements en faveur d’une réduction des plastiques, au nom du groupe LSDH, la maison mère de la laiterie. Les objectifs sont multiples, atteindre collectivement 60% d’emballages plastiques recyclés d’ici 2022, éco-concevoir les emballages pour les rendre réutilisables, recyclables ou compostables à 100% d’ici 2025. Ce vendredi, c’était au tour de Brune Poirson de se déplacer jusque sur le terrain de jeu de l’Indrien.

La laiterie produit de nombreuses références de marque distributeurs.JPG

En présence des cadres de l’usine, Joël Gaillard, le nouveau directeur et Philippe Leseur, directeur amont en charge de la matière première, la jeune secrétaire d’Etat a donc découvert cette entreprise novatrice, installée en plein territoire rural au nord de l’Indre. « Le 21 février, j’avais annoncé que je viendrai voir dans les entreprises signataires et ici, je constate la motivation des équipes à mettre le pacte en œuvre. Tout est en ordre de marche pour respecter le pacte. L’entreprise est moteur en ce sens. » Ici, 230 salariés travaillent à empaqueter un million de litres de lait chaque jour, environ 350 millions à l’année, étiquetés marques distributeurs, Carrefour, Auchan, System U, sous forme de briques en carton et bouteilles en plastiques PET. Et justement, ce sont ces dernières qui intéressent la jeune membre du gouvernement.

Technologie moins gourmande en eau

La laiterie produit de nombreuses références de marque distributeurs.JPG

En 2009, est développé pour la laiterie de Varennes un système de ligne de production sèche, pour faire des économies d’eau. Le premier au monde qui sera par la suite repris de nombreuses fois. Jusque là, beaucoup d’eau était utilisé pour stériliser les bouteilles en forme avant de les remplir. A Varennes, la préforme en PET, 22 grammes de plastique, est stérilisée grâce à un brouillard de peroxyde d’hydrogène puis soufflée, remplie et scellée par un bouchon dans une même ligne stérile. Une technologie vertueuse en elle-même, mais qui demande aujourd’hui la mise en place de filière de recyclage spécifique. Ainsi, l’entreprise a rejoint un consortium, Paprec. « Il regroupe des fabricants de préformes, des recycleurs et une autre laiterie qui s’impliquent pour créer un cercle vertueux d’économie circulaire de récupération de la bouteille de lait pour la remettre dans le circuit. » Les membres de l’équipe prévoient de prolonger leurs efforts. Prochain projet : sortir des chaines de production des litres de lait contenus dans des bouteilles en PET 100 % recyclées. « Il faudra que les consommateurs fasse un effort d’adaptation car les bouteilles seront certainement un peu grise, comme ce fut le cas pour les papiers recyclés » précise Nicolas Marra. Rendez-vous en fin d’année pour voir les premières en rayons.

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Inciter les entreprises aux pratiques vertueuses

L’initiative est plébiscitée par le gouvernement, car en accord avec leurs objectifs comme l’explique Brune Poirson. « Nous souhaitons créer une boucle dans lequel il y a de la demande pour du plastique recyclé. On travaille avec les collectivités pour aller chercher la matière dans les bacs jaunes et en particulier le PET. On demande aux citoyens et on va les aider à faire en sorte qu’ils puisent plus facilement trier leurs déchets. Enfin, dans le cadre du pacte national sur les emballages plastiques, des ONG, le WWF et la fondation Hélène Macarthur, vont évaluer et voir si les entreprises respectent bien leurs engagements. » Aujourd’hui, on estime qu’encore une bouteille sur deux échappe aux circuits de recyclage. Alors pour inciter les entreprises réfractaires à se lancer à leur tour dans des pratiques vertueuses, le Ministère de la Transition écologique prévoit de

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mettre en place un système de bonus-malus. « Typiquement, le producteur paiera une éco-contribution plus importante si jamais son produit n’est pas fait avec du plastique recyclé et vertueux. » Les accords signés par le groupe LSDH seront respectés sur l’ensemble des usines de production du groupe, soit, en région Centre – Val de Loire, deux sites supplémentaires dans le Loiret à Saint-Denis-de-l’Hôtel, où se trouve la maison-mère et l’autre laiterie, et à Châteauneuf-sur-Loire, où est installé le site de production de l’entreprise Les Crudettes.

 

Morgane Thimel

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