La Berrichonne toujours en panne à la maison, battue par le Paris FC 0-1

La Berrichonne est toujours en quête de point pour sauver sa tête. les Castelroussins ont butté sur la meilleure défense du championnat, et ne sont pas parvenus à inscrire le moindre but. Par contre, les Parisiens n’ont pas manqué l’opportunité d’accéder à la 3e place du classement avec une victoire par la plus petite des marges.

David n’est jamais parvenu à terrasser Goliath.jpeg

Mbone bien concentré à son entrée sur le terrain.

Face à des Parisiens 4e du championnat avant la rencontre, un point c’était le minimum demandé pour les Castelroussins  englués à un 15e rang peu sécurisé. Sur leur pelouse de Gaston-Petit on s’attendait donc à voir des Berrichons remontés comme des pendules et portés vers l’avant dès le coup d’envoi. Histoire de poser le cadre d’une rencontre pas encore capitale mais d’importante pour leur avenir en Ligue 2. Que nenni !

C’était Kouamé qui gagnait son duel face à Mbone. Il portait le danger devant la cage de Pillot . Le portier local était lobé mais Conde s’imposait de la tête devant Pitroipa (3e). Un coup d’essai qui réveillait partiellement les hommes de Nicolas Usaï. Livolant multipliait les appels sur le flanc droit tandis que Barthelmé était dans l’obligation, en solo, de réciter une partition normalement conçue pour être jouée ensemble. Dans l’axe Mandanne était à la peine. Face à deux Goliath il tentait de se la faire comme David mais ne trouvait pas la solution. Les minutes s’écoulaient mais le match ne parvenait pas à s’emballer. Dans cette rencontre aucunement débridée les fautes, réelles ou simulées, ponctuaient les allers retours du ballon d’un camp l’autre. Pourtant seul un carton jaune était donné à Livolant, pour une faute sur Perraud, durant les 45 premières minutes (30e). Pas de quoi mettre en transe n’importe quel supporter lambda. La Berri obtenait bien quelques corners mais Demarconay, le portier parisien n’avait pas grand chose à faire toute de même. A la pause, le score de 0-0 était assez logique vu le déroulement d’une partie en manque de rythme et de véritable occasion.

 

A l’heure de jeu, la Berri a cédé

Maxime Barthelmé bien seul pour créer du jeu … .jpeg

La seconde période semblait démarrer sur un même jeu sans trop d’âme mais, par deux fois, le Paris FC donnait des sueurs froides aux fans de la Berrichonne. C’était d’abord un centre de Pitroipa qui était mal repris par Wamangituka (49e), avant qu’un coup franc de Nomenjanahary échappe au même Wamangituka tout seul devant le but (53e).  Deux bonnes occas sans conséquence encore …

La troisième opportunité était la bonne avec, au départ de l’action, une main non sifflé dans la surface parisienne … Un ballon rapidement remonté et le contre se terminait par une débordement de Nomenjanahary et un centre en retrait récupéré par Wamangituka. Il trompait         Pillot (60e).

Pas de vilan geste mais des débats musclés.

Mené par une équipe francilienne qui n’avait plus à se découvrir et, en plus, qui pointe la première place des  défense du championnat (16 buts concédés) la tâche s’annonçait délicate pour le dernière demi-heure de jeu. Sans se durcir la rencontre devenait une addition de fautes plutôt que de passes. Après les remplacements, sans résultat probant, de Tounkara (55e) par Yamga, puis de Livolant par Soumaré (68e), il ne restait plus qu’un seul changement à effectuer pour le coach berrichon. Il survenait à 6 minutes de la fin avec l’entrée d’un attaquant supplémentaire, Cheick Diarra. Insuffisant  pour prendre à défaut l’arrière garde d’un Paris FC qui conservait le gain du match.

 

La matelas s’est dégonflé

Opa Sangant n’a pas vraiment pesé sur le flanc gauche.

A la lecture des résultats, on constate que cette défaite aurait pu avoir plus de conséquence : la victoire de Béziers rapproche certes les Bitterois mais plonge Auxerre dans le même doute que les Berrichons. La place de barragiste, actuellement occupée par  Sochaux était à 6 points avant cette 29e journée. Le matelas s’est un peu dégonflé après le partage des points entre Sochaliens contre Troyens. Cela dit, il restait dix matches avant la fin de la saison. Dix c’était aussi le nombre de points qui manquait encore la Berrichonne pour être assurée, à priori, du maintien. Les dix points manquent toujours … Sachant que les Castelroussins n’ont seulement pris que 2 points sur les 15 derniers possibles, la fin de la saison risque quand même d’être compliquée.

 

Texte et Photos Fabrice Simoes

Afficher les commentaires