Sandra Nkaké a décroché la lune à All That Jazz

C’est une magnifique artiste libre et extrêmement talentueuse qui était sur la scène d’All That Jazz le vendredi 15 mars dernier. Déjà connue des Loir-et-chériens pour ses prestations dans différents festivals, Sandra Nkaké a fait entrer les très nombreux spectateurs dans son univers musical.

Ce vendredi 15 mars, la magnifique Sandra Nkaké était sur la scène d’All That Jazz pour le sixième concert de la saison. Avant d’accueillir la chanteuse, Didier Bergen a annoncé que le programme de la 11e saison était pratiquement bouclé avec 9 ou 10 concerts sur l’année, le premier étant annoncé pour fin septembre.

Dès le début du concert, Sandra, vêtue d’une magnifique robe rouge, a fait rentrer les spectateurs dans son univers musical. Sa voix grave, puissante et fragile, mais aussi chaleureuse, joue avec les mots et les sons, murmure, crie, chante de manière assez incroyable, en jouant avec les nuances. Elle donne des couleurs multiples à la musique qui l’habite et qu’elle partage avec les spectateurs. Le public adhère immédiatement au projet en tapant dans les mains pour accompagner le rythme. Certains fans l’ont déjà vu plusieurs fois sur scène dans la région, que ce soit au festival Mix’terre, à Jazzin Cheverny ou en Indre-et-Loire.

Une artiste libre

Ce soir, elle est accompagnée par le guitariste Jérôme Pérez, le bassiste Kenny Ruby, le batteur Thibault Brandalise et l’extraordinaire flûtiste, Jérôme Dru, dit Jî Drû, son compagnon musical depuis de nombreuses années. Les chansons du dernier album de l’artiste intitulé Tangerine moon wishes sont pleines d’émotions et de sentiments, liées au vécu de Sandra elle-même. Elle discute avec le public et fait part de ses réflexions : « nous portons en nous un endroit secret qui fait qui nous sommes ».

Cette chanteuse franco-camerounaise, née à Yaoundé, raconte des histoires, oscille entre musique et poésie, au milieu de multiples influences, orientale, celtique, jazz, africaine, caraïbéenne etc… On passe de moments calmes à des moments rock en quelques secondes. Elle chante en anglais, mais la poésie est en français. Les paroles reflètent la tendresse, l’amour, le vivre ensemble, la liberté, le rejet de la haine, la fragilité, la générosité, le partage, la joie, la foi en l’être humain.

Expérimenter et jouer avec les sons

Comme Jî Drû avec sa flûte, Sandra aime expérimenter. C’est une exploratrice de la musique : elle aime les expériences musicales et vocales, qui peuvent surprendre. Ses solos sont étonnants, mais sublimes ; on est en présence d’une véritable pépite musicale. Sandra est heureuse d’être sur scène, dans cette salle de cinéma, et cela se voit : celle qui est aussi actrice est souriante, resplendissante et pleine de vie ; elle occupe complètement la scène et joue même avec sa voix et les lumières.

Pour Sandra, la vie est un cadeau : elle est elle-même un cadeau offert à tous les spectateurs présents et cela n’a pas de prix. Jusqu’au bout elle partage encore avec ses fans en multipliant les dédicaces.

Le prochain et avant-dernier concert de la saison se jouera à guichet fermé : il aura lieu le samedi 5 avril à 21 heures, avec la très attendue Kimberose.

Emmanuelle Viora

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