Municipales Orléans (7): Richard Ramos,  “je veux mener la liste de la majorité présidentielle”

MagCentre poursuit la présentation des candidats déjà déclarés pour mener une liste aux prochaines municipales à Orléans. Aujourd’hui la parole est à Richard Ramos, député Modem de la 6ème circonscription du Loiret.

Richard Ramos, député MoDem du Loiret (6).

 
Vous aviez annoncé que vous seriez candidat à Orléans : où en êtes-vous ?

Je n‘ai pas changé d’avis. Cela avance. Je vais m’installer dans cette ville en achetant une maison. En mai j’adresserai une lettre ouverte à tous les Orléanais avec l’ouverture d’une plateforme pour recueillir leurs propositions, des envies, des projets. Le 15 juin j’organisera un barbecue place du Martroi. Ce sera une liste de vrais Orléanais. J’ai la capacité à être tête de liste au nom de la majorité présidentielle.

À quoi ressemblera cette liste ?

Elle aura comme appellation « j’aime Orléans » et Jeanne d’Arc comme emblème avec cette inscription dans l’étendard : « libérez vos énergies ». Ce sera une liste de rassemblement du centre droit au centre gauche. Je mène une action politique déclivante. Je crois qu’on peut s’entendre avec des représentants du centre, de la droite modérée, des écologistes, d’anciens socialistes, des personnalités comme Nathalie Kerrien, Philippe Rabier ou Jean-Philippe Grand. Mais les gens se moquent des étiquettes. Ce sera d’abord une liste d’Orléanais qui ont envie de s’engager.

Pas d’accord possible avec Olivier Carré !

 
LREM veut aussi sa liste et Nathalie Kerrien affiche ses ambitions…

Nous sommes dans la même majorité présidentielle et nous avons donc vocation à travailler ensemble, de même avec les deux députés Caroline Janvier et Stéphanie Rist. Dans le cadre d’accords nationaux le Modem peut revendiquer la tête de liste à Orléans. Mais dans tous les cas je n’accepterai pas des décisions nationales qui seraient incomprises sur le terrain. On ne m’imposera rien.

Du genre ?

Par exemple si Olivier Carré recevait l’investiture En Marche Nous ne pouvons pas nous entendre avec lui ni avec certains de ses colistiers qui représentent la ligne Wauquiez comme Olivier Geffroy ou Florent Montillot qui cache aujourd’hui ses positions extrêmes passées sous l’étiquette UDI. C’est inconciliable et, dans cette hypothèse, je serais donc candidat indépendant.

Et avec Serge Grouard ?

C’est un électron libre qui est difficile à suivre… Sa seule obsession c’est qu’Olivier Carré ne soit pas réélu maire.

Et le PS et Jean Pierre Sueur ?

Richard Ramos, député MoDem du Loiret.

Le Parti socialiste ne représente plus grand chose à Orléans. C’est pourquoi Jean-Pierre Sueur veut absolument une liste de rassemblement, peut être avec Nathalie Kerrien, pour exister. Jean Pierre Sueur est peu allant avec le candidat socialiste pressenti, Baptiste Chapuis. Au final je crois d’ailleurs que le PS sortira de son chapeau la candidature d’Anne Besnier, l’ancien maire de Faye-aux-Loges et actuelle vice-présidente de la région.

Un seul mandat !

Que reprochez-vous à Olivier Carré

La gouvernance ne va pas, il est isolé sans vision globale de sa ville qui manque d’humanité et de projets. C’est le règne du clientélisme alors que les Orléanais veulent être écoutés. Olivier Carré s’est enfermé dans une bulle, il n’y a personne autour de lui, c’est un homme seul, la greffe n’a pas pris. La pauvreté se développe, les gens ne sont pas écoutés.

Vous avez un programme ?

Nous avons déjà des dizaines de propositions. CoMet ce n’est pas ma tasse de thé, je donnerai moins d’argent au basket et plus à l’USO foot, j’accorderai la gratuité des transports le samedi, je veux renforcer l’attractivité économique, améliorer la politique de collecte et de tri des déchets, organiser durant tout l’été une grande fête des lumières sur la Loire pour retenir les touristes, créer enfin un grand musée de Jeanne d’Arc.

Et le cumul des mandats ?

Si je suis élu maire je démissionnerai bien sûr de mon mandat de député. Je m’engagerai également à n’exercer qu’un seul mandat de maire. Mes décisions ne seront donc pas conditionnées par ma réélection. Enfin je ne serai pas le président de la Métropole. La ville centre ne doit pas phagocyter l’agglomération. Quand au cumul j’y suis favorable dans des petites villes et dans certaines circonstances, mais sans cumul des indemnités !

Propos recueillis par Jean-Jacques Talpin et Christian Bidault

 

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