Houle vive et ravissante avec “Les vagues” à Orléans

Lorsque la danse et la musique font corps, lorsque le corps lui même est  magnifiquement dansé, tout cela contribue à faire naître “Les Vagues”, chorégraphie pour six danseurs et deux percussionnistes de Noé Soulier donnée ce jeudi à la salle Jean-Louis Barrault du Théâtre d’Orléans.
 

Les Vagues © Pierre Ricci


Ici, sans cesse au seuil des mouvements frapper éviter lancer,  ces huit interprètes qui s’accompagnent s’interpellent, s’écoutent  et s’étreignent avec une fluide comme gracieuse légèreté, sensuelle, étincelante et à bout de souffle,  sont une heure durant passionnants. 
Voici de beaux solos, de beaux ensembles  où se conjuguent tension, souplesse fulgurante, tribal et jazz . Comme une respiration, quelques  paroles de Virginia Woolf sont citées, évoquant à merveille  “cette eau qui descend et enrobe le corps comme une anguille”  ou “ces visages bondissants comme des papillons”. 
 
Bref, ces “Vagues” de Noé Soulier, accueillies par la Scène Nationale, sont remarquables. Place à de belles phrases de corps, à une houle entêtante ou suspendue, à la douce, fraîche, vive et  folle effervescence de l’écume des corps.
 
Jean-Dominique Burtin
 

“Les vagues”

Spectacle donné le 25 avril 2019 au Théâtre d’Orléans
 
Chorégraphie Noé Soulier
Avec Tom de Cock, Gerrit Nulens, percussionnistes de l’Ensemble Ictus (Noé Soulier a participé à la composition).  Et: Stéphanie Amurao, Lucas Bassereau, Meleat Fredriksson, Yumiko Funaya, Anna Massoni, Nans Pierson. 
 

 

Photos: Pierre Ricci.

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