Les maires du Loiret entre passion et préoccupations

Ce samedi 27 avril, l’Association des maires du Loiret s’est réunie en Assemblée générale. Près de 180 maires du département se sont retrouvés à Gien, à la l’espace Cuiry. Autour de tables rondes et d’ateliers, les élus étaient invités à témoigner de leur fonction.

À un an des prochaines élections municipales, les maires du Loiret tenaient leur assemblée générale à l’espace Cuiry, situé à Gien. Ils sont près de 180 à avoir répondu présent à ce rendez-vous annuel. Des maires, mais pas que. Le préfet Jean-Marc Falcone, le président du Conseil départemental Marc Gaudet, les sénateurs Jean-Pierre Sueur, Jean-Noël Cardoux et Hugues Saury mais aussi les députés Caroline Janvier et Stéphanie Rist ont fait le dépacement. Les membres de l’Association des maires du Loiret (AML) ont notamment pu dresser le bilan de l’année 2018 et voter le rapport d’activité, le rapport financier et les cotisations.

“Nos conditions d’exercices de mandat  sont difficiles”

Cette assemblée générale est également l’occasion pour les maires de témoigner sur leur fonction en donnant lieu à d’éclairantes tables rondes. Un peu comme dans une thérapie de  groupe, les élus partagent leurs sentiments, communiquant tour à tour satisfactions et inquiétudes. Si les édiles sont unanimes sur la “passion” qui les anime dans leur quotidien, ils sont tout autant d’accord pour affirmer que leur mission est de plus en plus complexe. “Nos conditions d’exercices de mandat  sont difficiles. Nous faisons face à des contraintes financières, administratives et normatives lourdes. Notre vie n’est pas un long fleuve tranquille”, argue Frédéric Cuillerier, président de l’AML et maire de la commune de Saint-Ay. Pour Nicole Lepeletier, maire de Villemurlin, les élus peuvent se créer eux-mêmes des difficultés : “le Plan local d’urbanisme par exemple, ou les arrêtés municipaux que l’on prend pour le bien vivre ensemble.” De son côté, Jacques Girault, édile de Autry-le-Châtel depuis 1989, observe une évolution des mentalités de ses administrés. “On note un certain repli sur soi. Il y a maintenant une certaine immédiateté dans les revendications de nos citoyens. Ils voudraient que l’on réalise ce qu’ils souhaitent dans l’instant.”  

La baisse des dotations revient régulièrement dans les préoccupations des maires du Loiret. Mais tout n’est pas si sombre dans leur mandat. “J’ai des rapports riches simples avec les habitants de ma commune. Ils sont bienveillants et ont envie de bien faire. S’ils nous signalent un trou dans la chaussée, ça nous aide. Et puis, en une journée, on peut traiter des sujets variés : des problèmes de voisinage, des mariages ou de l’urbanisme”, témoigne Delmira Dauvilliers, maire de Malesherbes. Élue à La Ferté-Saint-Aubin depuis 2014, Constance de Pélichy affiche un enthousiasme sans faille. “Nous relevons toujours des défis. Montrer que c’est possible quand on nous dit que c’est impossible, je trouve ça passionnant. Être maire, c’est  une expérience humaine, un choix de vie. On est là parce qu’on l’a choisi.”

Afficher les commentaires