L’Hérault et l’USO, c’est 0-0: Orléans termine sa saison à domicile sur un nul contre Béziers

La fête contre la survie

Orléans-Béziers: les deux équipes se sont neutralisées.MaxPPP

Dernier match à domicile d’une saison remarquable par les parcours dans les deux coupes et la promesse inachevée des barrages pour la montée en ligue 1, la rencontre contre Béziers se présentait comme asymétrique : vitale dans la lutte pour le maintien pour le club languedocien, sans enjeu autre qu’une fête réussie pour les Orléanais.

« Joue la comme Vinci » ou Hérault de conduite ?

En ce moment de campagne européenne et de célébration des 500 ans de la Renaissance, s’inspirer du génie mort au Clos-Lucé pouvait sembler aussi opportun que de clore la semaine footballistique sur la note d’enthousiasme communicatif de nos voisins d’outre-Manche,les so british Lloris, Sissoko, Lacazette ou Aubameyang. Après tout, l’avant-centre usoiste Le Tallec n’appartient-Il pas à la dernière escouade de vainqueurs de la ligue des champions avec les Reds dingues de Liverpool ? 
Bref, joue la comme Vinci ou joue la comme à Anfield, mais joue la à plein tube, comme un point d’orgue aux fêtes de Jeanne d’Arc conclues par un embrasement du stade de la Source. L’inverse d’un match de fin de saison d’un PSG en roue libre depuis son suicide un soir de février face à l’équipe B de United.

Petit pont l’évêque. Immaculée domination

Didier Olle-Nicoll, l’entraîneur de l’USO.

Avec le coup d’envoi béni par Mgr Blaquart, frère de l’entraîneur du Nîmes Olympique , l’ambiance derby occitan matiné de relief de fêtes johanniques semblait garantie.
Dès la 5e, Pinaud déboule de l’aile droite dans la surface mais son centre en retrait ne peut être repris victorieusement par Lecoeuche.
Talal et Thiam se voient tardivement offrir du temps de jeu.
Un tir des 20 m de Demoncy à la 9e au ras du poteau et surtout une tête piquée de Benkaid à la 12ème montrent que les Orléanais sont bien mieux en jambes que lors des dernières rencontres fatales à leurs ambitions.
Mais la meilleure occasion est pour les visiteurs à la 17e sur une mauvaise passe de Talal, Gallon sauvé seul l’USO.
Sur le contre, Talal vendange aux 18 m puis à la 18ème Perrin croise trop son tir alors que tout le stade voyait déjà l’ouverture du score.
Et à la 26e c’est à nouveau Lecoeuche qui se met en valeur, mais il bute sur le portier biterrois, décidément très inspiré ce soir.
Devant la domination stérile des Orléanais, Béziers se rebiffe et se montre dangereux sur corner.
Lecoeuche, Pinaud et Perrin combinent à merveille et ce dernier est tout près de marquer à la 43e, mais le gardien s’interpose des deux poings.

Vendanges précoces: le vin de Loire tourne au vinaigre

A la mi-temps, la pluie battante donne le sentiment que l’Hérault a débordé. Et c’est Gallon le Nîmois qui doit sauver Orleans de la montée des eaux par une claquette à la 51e puis à nouveau sur un coup franc à la 53e.
Les Orléanais se réveillent enfin, mais hésitent trop à tirer de loin en dépit de conditions météo favorables à la prise de risque. Seul Benkaid à la 64e pivote superbement, mais son tir frôle le cadre. Et il récidive d’une tête plongeante à la 69e incroyablement repoussée par le portier occitan. Et toujours le même Benkaid mange la feuille de match seul devant le gardien à la 82e, imité par El Khoumisti à la 84e, puis par Talal de loin la minute suivante. 

À Orléans pays de vinaigre, la vendange semble se faire en mai. Pour l’an prochain, viser les plays off, ce serait plus motivant. Reste à lever tous les barrages. Feu d’artifice en 2020 ? À défaut de la venue du pape François au centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc, la fête à la Source, stade des montées : un plan sur comète ? Objectif Une ! Pour gagner, même sans Gallon. Notre ange gardien, ce héraut.

Paul Vuizet

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