Numérus clausus bloqué en région: les députés LREM en appellent au Premier ministre

Proche d’Agnes Buzyn, la Ministre de la Santé, Stéphanie Rist députée du Loiret a été particulièrement mise en cause, après l’annonce faite sur le numérus clausus. Celui -ci, c’est à dire le nombre d’étudiants en médecine admis en deuxième année, augmentera de 13,5% en France. Sauf en Centre-Val de Loire, pourtant région championne de France de la désertification médicale. Incompréhensible. François Bonneau, le président de région, est monté au créneau et cette fois ce sont les députés LREM, donc de la majorité qui à leur tour protestent. Y compris Stéphanie Rist.
Voici le communiqué des députés LREM de la région.

Stéphanie Rist., députée du Loiret (LREM).

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Le numérus clausus doit augmenter au plus vite en région Centre-Val de Loire.
 

Nous, députés La République En Marche de la région Centre-Val de Loire*, sommes convaincus de l’urgence à lutter contre les déserts médicaux. Les habitants de notre région en souffrent depuis des décennies, la situation ne peut pas se prolonger pendant des années. 
 
C’est d’ailleurs pour cela que nous avons voté en première lecture la loi Ma Santé 2022, qui apporte des réponses concrètes à cette souffrance. Sur le long terme d’une part, avec la suppression du numérus clausus dès 2020 et la possibilité pour les élus et associations de patients de donner leur avis sur le nombre d’étudiants admis en deuxième année de médecine. Mais aussi sur le court terme, avec une réorganisation des soins de proximité et la labellisation de 500 hôpitaux de proximité ; la création d’un espace numérique donnant accès aux données de santé ; le développement de la télémédecine et des pratiques avancées (…).
 
Notre rôle est de voter la loi, mais il est aussi de nous assurer que la loi fonctionne, sur le terrain, dans nos territoires. Or il n’est pas acceptable que la région Centre-Val de Loire, la plus touchée par la désertification médicale, ne voit pas le nombre de jeunes médecins en formation augmenter dès l’année prochaine. Ce constat est inadmissible et incompréhensible pour les citoyens que nous représentons. 
 

Chacun doit à présent prendre ses responsabilités. L’Université de Tours doit au plus vite augmenter le nombre de médecins en formation. Le gouvernement doit arbitrer en faveur d’un budget à la hauteur dans notre région pour accroitre massivement le taux d’encadrement des étudiants en médecine.
 

Nous demandons à être reçu au plus vite par le Premier Ministre, afin de lever ensemble les blocages à l’augmentation du nombre de jeunes médecins formés dans notre région, que nous appelons tous de nos vœux.

 
*Les députés La République En Marche de la région Centre-Val de Loire :

– Stéphanie Rist, députée du Loiret 
– Philippe Chalumeau, député d’Indre-et-Loire
– Fabienne Colboc, députée d’Indre-et-Loire
– Francois Cormier-Bouligeon, député du Cher
– Caroline Janvier, députée du Loiret
– Francois Jolivet, député de l’Indre
– Guillaume Kasbarian, député d’Eure-et-Loir 
– Loic Kervran, député du Cher
– Daniel Labaronne, député d’Indre-et-Loire
– Sabine Thillaye, députée d’Indre-et-Loire

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