Arnaud Danjean, N° 3 de la liste Bellamy à La Ferté-Saint-Aubin: “le duel Macron-Le Pen n’est pas une fatalité”

Pour le lancement officiel de la campagne pour les élections au Parlement européen (26 mai), Constance de Pélichy, maire de la Ferté, qui a ses entrée à Strasbourg et Bruxelles, avait réussi à décrocher le numéro 3 de la liste LR, Arnaud Danjean. Joli tableau de chasse au coeur de la Sologne. Député européen sortant, c’est un homme discret et pas seulement parce qu’il fut un cadre de la DGSE. Mais surtout parce que, depuis sa première élection en 2009, il est un  député bosseur, spécialiste des questions de sécurité et de défense au sein du groupe PPE (Parti populaire européen), très peu  en affichage à Paris. 

Arnaud Danjean à La Ferté-Sait-Aubin.

 

 

 

 

Lors d’un point presse en préambule au meeting, Arnaud Danjean a confié à Magcentre à propos de la présence d’Emmanuel Macron à Villacoublay au retour des deux otages français, qu’il n’aurait “pas été choqué qu’il n’y aille pas”. De surcroît, il estime que, s’agissant de forces spéciales les cérémonies auraient du être “plus discrètes”, et, en tant que spécialiste des services spéciaux, il regrette que l’on ait donné le nom des deux victimes et affiché leur photo.

Des Républicains “appétissants”

Les Républicains sont-ils “en train de revenir appétissants”, comme l’a dit Guillaume Peltier, député du Loir-et-Cher et vice-président national de LR? En tous cas, plus de 300 personnes garnissaient la salle Madeleine Sologne, la bien nommée, “deux fois plus que le meeting de Bruno Lemaire”, a t-il été dit, en évoquant la venue récente du ministre des Finance à Orléans à l’invitation de LREM.

La droite républicaine dont la liste est menée par François-Xavier Bellamy, la surprise de cette campagne, peut-elle casser le “piège” que lui a tendu Emmanuel Macron en limitant l’élection à un duel entre “populistes et progressistes”, c’est-à-dire la réédition du second tour de la Présidentielle, avec un face à face Macron-Le Pen? “Cela ne correspond pas à la réalité“, a poursuivi Arnaud Danjean, ancien soutien d’Aain Juppé à la primaire de la droite, qui brigue donc un troisième mandat européen. “. 

“C’est une oeuvre de salubrité démocratique”, de ne pas se laisser enfermer dans ce face à face. “En cas d’accident industriel, le danger c’est que si Macron s’effondre, il ne restera plus que Marine Le Pen. Le duel Macron-Le Pen n’est pas une fatalité”, a martelé Arnaud Danjean.

La droite LR rassemblée autour d’Arnaud Danjean.

Grand, longiligne, le phrasé mesuré, Arnaud Danjean fait songer à Michel Barnier. Et pour cause, il a travaillé au cabinet du négociateur du Brexit, citoyen de La Ferté Sait-Aubin où il a sa résidence secondaire. Michel Barnier, candidat à la présidence de la Commission Européenne, mais qui n’aurait plus les faveurs d’Emmanuel Macron.

Tout le ban et l’arrière ban de la droite avait fait le déplacement de La Ferté (lire par ailleurs). Car l’objectif est clair maintenant, et l’orateur européen ne l’a pas caché en ces terres de Sologne et ailleurs, il s’agit d’aller “chasser” les électeurs de droite qui se sont “égarés” en 2017 chez Macron. “Le mirage s’est complètement dissipé”, a lancé Arnaud Danjean à propos du Président de la République. Son discours a notamment consisté à démontrer que la liste Loiseau est en fait constituée de candidat de gauche, affichés ou pas. Il a en particulier pris pour cible Pascal Canfin, numéro deux de la liste Renaissance, ancien ministre de François Hollande, “vert dehors mais rouge dedans”. 

Ch.B

Comme un avant-parfum de municipales

Plus de 300 personnes à l’Espace Madeleine Sologne.

Il flottait comme un parfum de municipales à deux semaine de ces Européennes. Toute la droite LR du Loiret et une partie du Loir-et-Cher avait fait le déplacement. Le députés, Guillaume Peltier, également vice-président national et patron du parti en Loir-et-Cher, son homologue du Loiret Olivier Geffroy, maire adjoint d’Orléans et qui a lancé, explicite: “Les Républicains seront présent et bien présents lors des prochaines échéances”. Les oreilles d’Olivier Carré à Orléans ont du siffler. Autres parlementaires, Marianne Dubois (Loiret), Nicolas Forissier (Indre) député et conseiller régional, les sénateurs Cardoux, Saury (Loiret). Il y avait encore, outre Constance de Pélichy maire de La Ferté et conseillère régionale, Murielle Sauvegrain 1 ère adjointe au maire d’Orléans, Michel Martin, adjoint aux finances et quelques conseillers municipaux d’Orléans et de la métropole, des conseillers départementaux, ainsi que Serge Grouard, ancien maire d’Orléans.

 

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