Festival de Sully et du Loiret : une préparation au diapason

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Derrière le Festival de musique du Sully et du Loiret, l’un des plus grands rendez-vous de musique classique de l’hexagone, se cache une préparation de longue haleine. Pour orchestrer au millimètre cette organisation, une mobilisation sans faille est nécessaire. Philippe Lacombe, directeur artistique de l’événement, et Laurence Bellais, vice-présidente du Département du Loiret en charge de la Culture, nous livrent les coulisses de cette programmation qui se déroulera cette année du 6 au 23 juin 2019.

Philippe Lacombe, directeur artistique de l’événement, et Laurence Bellais, vice-présidente du Département du Loiret en charge de la Culture

Créer de la magie

« Ce Festival est toujours une belle rencontre entre le public et les artistes, car nous faisons en sorte que les conditions soient chaque année les plus favorables possibles. Nous avons su, par exemple, créer cette magie l’an passé avec Michel Legrand au Théâtre de Verdure d’Olivet : nous étions des privilégiés », se souvient Laurence Bellais, vice-présidente du Département du Loiret en charge de la Culture. Et c’est sans aucun doute, ce qui a construit et assis la notoriété du Festival de musique de Sully et du Loiret, aujourd’hui dans sa 46e édition.   

Car s’il est une difficulté principale, c’est bien d’arriver à adapter les concerts aux lieux qu’il faut alterner régulièrement pour permettre à un public différent de venir (8.500 spectateurs en 2018). « Il faut tenir compte de l’espace scénique, de l’acoustique et de la jauge, explique Philippe Lacombe, directeur artistique de l’événement au Conseil départemental. Pour cela notre régisseur doit vérifier les espaces disponibles, l’acoustique, le matériel présent ou nécessaire,  et les éventuels aménagements techniques  à réaliser pour que le lieu soit utilisable. En fonction de ses retours, j’adapte la programmation ».

Rechercher l’exclusivité

Une fois les lieux sélectionnés, l’agenda peut être calé. Commence alors, dès le mois de septembre, la sélection de la programmation au regard des propositions faites par les agents et les propres choix de la direction artistique : 200 à 250 propositions pour n’en retenir que 16 ! « Il faut trouver une exclusivité, une nouvelle création, un projet artistique pertinent, innovant, pour éviter des spectacles qui ont déjà tourné. Trouver l’équilibre entre jeunes talents et artistes confirmés. C’est ce qui attire le public, et conforte le festival dans sa notoriété. Et seulement après on peut bloquer les artistes et les solistes ». Pour cela Philippe Lacombe devra échanger avec tous les artistes et solistes sur ce qu’ils vont jouer en vérifiant la cohérence du choix dans l’harmonisation globale de la programmation – une couleur italienne cette année dans le cadre des 500 ans de la Renaissance –, et « vérifier que Claude-Henry Joubert, qui commente certains concerts depuis 2007, n’ait pas déjà présenté certaines pièces ».

Suivront ensuite l’étude des fiches techniques de chaque artiste et de chaque ensemble (contingences matérielles et techniques, desiderata…), la gestion des contrats, réservations d’hôtels, de restaurants, location ou demande de prêt d’un instrument auprès du Conservatoire d’Orléans, la création et la préparation des supports de communication, la recherche de partenaires, l’ouverture de la billetterie… Sans oublier le travail avec les offices de tourisme pour monter les visites patrimoniales, la rencontre des chorales et des professeurs de musique pour les concerts spécialement organisés au mois de mai pour les primaires et les collégiens.

Au final, une effervescence et un travail de longue haleine de plus de 10 mois qui aura mobilisé non seulement une dizaine d’agents du Département (chargée de mission, chargée de billetterie, régisseur, moyens généraux, ressources humaines, la communication…), mais aussi 5 intermittents (les intermittents uniquement pendant le festival) et 15 à 20 bénévoles de l’association Les Amis du festival de musique de Sully et du Loiret (d’avril à juin) , qui chacun à leur niveau, contribue à la réussite de ce festival loirétain, fleuron artistique et culturel incontestable de la région.

Estelle Boutheloup.

Le 46e Festival de Sully et du Loiret se déroulera du 6 au 23 juin 2019. Tarifs : de 6 à 25 € et 6 à 18€. Pass 3 concerts : 57 €. Pass 2 concerts pour 2 pers. 76 €. Billetterie et renseignements sur www.festival-sully.fr

Laurence Bellais,  vice-présidente du Département
du Loiret en charge de la Culture

Si vous étiez…

Philippe Lacombe, directeur artistique de l’événement, et Laurence Bellais, vice-présidente du Département du Loiret en charge de la Culture

Un grand compositeur ?

George Gershwin ! Compositeur qui se situe à la croisée des musiques symphoniques et du jazz et pour son côté très dynamisant.

Une œuvre musicale ?

Pour rester cohérente et fidèle à Gershwin, Rhapsody in Blue ! Ayant fait du piano, j’ai baigné dans ces ambiances musicales-là, qui me paraissaient modernes.

Un style de musique ?

Le jazz. Une question de timbre qui me délasse sans m’empêcher d’être active. Ça donne du rythme… Je m’y retrouve.

Un instrument ?

Le piano par vécu personnel. Mais j’aime bien aussi le saxo pour son timbre et son répertoire, la position du musicien aussi par rapport à l’instrument que je trouve très photogénique.

Un lieu accueillant l’une des scènes du Festival de musique du Sully et du Loiret?

Il n’y en a pas un qui émerge plus qu’un autre… Cela pourrait être le Théâtre de verdure d’Olivet comme l’église de La Chapelle… Et pourquoi pas le Musée de l’Imprimerie de Malesherbes ? Un lieu de culture qui associerait le monde de l’écrit et de la musique.

Le programme complet 

 

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