Fagor (Saint-Jean-de-la-Ruelle): la balle dans le camp des banques espagnoles

L'usine Fagor à Saint-Jean-de-la-Ruelle.

L’usine Fagor à Saint-Jean-de-la-Ruelle.

Statu quo chez Fagor. La situation de l’entreprise espagnole dont une des deux plus importantes unités en France est à Saint-Jean-la-Ruelle (Loiret) et dont la production est à l’arrêt, a tenu un CCE (Comité central d’entreprise) extraordinaire jeudi matin.  Selon la direction, cette réunion tenue à Rueil-Malmaison a permis de “présenter l’état d’avancement des négociations financières tout en précisant la nature de la procédure de conciliation ouverte en Espagne, qui ne doit en aucun cas être assimilée à un dépôt de bilan mais permet au contraire à l’entreprise de poursuivre ses discussions dans un cadre sécurisé”. Fagor négocie de nouveaux financements.

Vers un plan social?

Les  espoirs des salariés de Saint-Jean-de-la-Ruelle, de La Roche-sur-Yon et Vendôme (Loir-et-Cher) sont tournés vers l’Espagne. En effet, “le redémarrage de la production reste en bonne partie conditionné par l’obtention de financements au niveau du groupe Fagor, qui font l’objet des négociations en cours en Espagne” explique la direction. Les chaînes des usines dont celle de l’agglomération d’Orléans restent à l’arrêt, faute de pièces.

Selon le syndicat CGT de l’entreprise, une demande de chômage partiel de trois semaines supplémentaires a été faite auprès de la DIRECCTE (Direction du travail). Le syndicat se demande combien de temps Fagor-Brandt peut continuer à payer les salaires sans rentrée financière. Dans l’état actuel, les syndicats craignent que l’entreprise se dirige vers un plan social.

 






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