Robillard et Nadj à Orléans: art total et œuvre singulière au musée des Beaux-Arts

P1140352

Josef Nadj Présente son photogramme “Cerf” à André Robillard, (photos Jean-Dominique Burtin).

 Extrême densité et forte simplicité. Jeudi en fin d’après-midi au musée des Beaux-Arts d’ Orléans, c’est une foule impressionnante d’acteurs culturels de la ville et de l’Hexagone qui se retrouve au musée des Beaux-Arts de la cité Johannique pour l’inauguration de la double exposition André Robillard et Josef Nadj placée sous le commissariat d’Isabelle Klinka Ballesteros.

P1140331

Josef Nadj devant ses photogrammes.

 

Deux artistes d’art total invitent au grand partage

Avec André Robillard, dont l’oeuvre est présentée dans le cadre d’un partenariat avec le Centre Hospitalier Georges Daumezon de Fleury-les Aubrais, celui que dirige André Renaud, et qui vient de fêter son centenaire, établissement qui pratique une politique conjuguant soin et expression artistique, place à l’art brut d’une spontanéité virevoltante et sincère.

Aujourd’hui, issues de collections particulières mais aussi de celle du LAM ou du fonds de la Scène nationale d’Orléans, 100 œuvres de Robillard sont ici exposées. Voici certes les fusils pour « tuer la misère » et qui ont un jour attiré la décisive attention de Dubuffet, mais aussi des œuvres peintes évoquant un bestiaire personnel chatoyant et d’autres pièces évoquant la conquête et l’évolution spatiale.

P1140319

Isabelle Klinka Ballesteros, commissaire de l’exposition et André Robillard.

A l’origine subite du « geste créateur »

Quant à Josef Nadj, voici, pour ce danseur, chorégraphe et plasticien (lui aussi un peu accordéoniste), directeur du Centre chorégraphique national d’Orléans, quelque 80 photogrammes. Ce jeudi, artiste qui traque sans cesse , entre calligraphie et signature dansée, l’instant pur, subit et bouleversant du « geste créateur », Josef Nadj aura à son tour touché, captivé et séduit.

 Deux univers singuliers

Toujours ce jeudi, André Robillard, émerveillé de son aventure personnelle, et Henri-François Imbert, auteur du film de toute humanité projeté en avant-première (« André Robillard en chemin »), auront également fait assaut d’une disponibilité faisant écho à leur visible plaisir d’être là et à l’écoute du public venu nombreux.

P1140292

Un fusil pour “tuer la misère” d’André Robillard.

 

Bref, voici, comme s’est plu à le souligner Isabelle Klinka Ballesteros, « deux univers singuliers, des trajectoires uniques offertes en partage ».

Pour la petire histoire, Josef Nadj et André Robillard s’étaient déjà rencontrés en 1996 à l’occasion de l’exposition de Pincemin à la Scène Nationale d’Orléans. Pour la belle histoire, d’autre part, Isabelle Klinka Ballesteros a officiellement annoncé son bel espoir et sa ferme conviction qu’en 2014, dix dessins et deux fusils de Robillard, via l’aide de l’Etat, pourraient entrer                                                                                     dans les collections du musée des Beaux-Arts d’Orléans !

 

                                                                                       « Le mystère d’une vie a beaucoup de sens »

P1140288

Les plasticiens Josef Nadj et Jean Delaunay au coeur des oeuvres d’André Robillard.

 

Quelques derniers mots. Ceux d’Isabelle Klinka Ballesteros à l’adresse d’André Robillard: “Le mystère d’une vie a beaucoup de sens, à nous de creuser les apparences “. Quelques mots d’André Robillard, artiste de 82 ans, internationalement reconnu et affectueusement célébré: “J’en reviens pas. J’avais commencé ma vie en étant jeune et j’ai été surpris par tout ce que j’ai pu faire”.

 

Quant à Josef Nadj: “Dans la simplicité on peut découvrir beaucoup de choses. Il nous faut beaucoup observer. Ce sont les moments de hasard qui font basculer et nous éclairent soudain”.

                                                                                         Jean-Dominique Burtin

P1140295

Bestiaire et conquête de l’espace par André Robillard.

 

Expositions André Robillard, Josef Nadj. Jusqu’au 26 janvier 2014, Musée des Beaux-Arts, 1, rue Fernand Rabier, Orléans.

Tous les jours sauf lundi, de 10 heures à 18 heures. Fermé le 1er et le 11 novembre. Diverses rencontres. Site internet: www.orleans.fr et www.musees.regioncentre.fr

 

 

Collections permanentes et exposition temporaire: 5 € (3€ TR).

Gratuit le premier dimanche du mois.

—————————————————————————

 






Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail