Orléans: les municipales à droite avec Serge, Charles-Eric, Olivier, Florent et les autres

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Les fêtes de Jeanne d’Arc: un bon sondage de popularité pour le maire Serge Grouard.

Tant que le maire d’Orléans n’aura pas annoncé clairement et officiellement sa décision quant à  sa candidature à sa propre succession, les hypothèses iront bon train. C’est de notoriété publique, Serge Grouard a reçu la plupart des membres de son équipe et opéré une première sélection de ceux qui partent et de ceux qui… repartent.

Le grand argentier, Michel Martin n’y retournerait pas pour des raisons personnelles. Eric Valette (culture) serait sur la sellette et l’adjoint au commerce, François Foussier aussi. Du côté des incontournables, Muriel Sauvegrain, Muriel Chéradame, Béatrice Baruel, entre autres, seront de la liste et Martine Grivot également, qui a même été désignée “tête de liste” de l’UDI pour négocier avec le maire la place du centre droit.

Selon de tout derniers développement, Florent Montillot aurait droit à un “grand ministère” de la jeunesse (éducation) et des sports. La tranquillité publique passerait à l’un de ses disciples, un ancien directeur de la police municipale…

                                                                                         Cher Serge, cher Charles-Eric

Charles-Eric Lemaignen se voit bien à nouveau en patron de l'agglo.

Charles-Eric Lemaignen (au centre) se voit bien à nouveau en patron de l’agglo.

Il y a encore quelques semaines, Charles-Eric Lemaignen, le président de l’agglomération Orléans-Val de Loire se sentait des ailes. Ses relations avec le maire, plutôt perturbées le terme est faible, par l’épisode des législatives de 2012, étaient revenues au beau fixe. Les deux hommes s’échangeait des “cher Serge” et des “cher Charles-Eric” en public. Et puis patatras, l’heure est à nouveau à la bouderie. Entre le maire et le président de l’agglo, quelques divergences ont brouillé les retrouvailles, que ce soit sur l’évaluation des retombées comparées d’Ikea et du nouvel hôpital en matière de circulation ou sur le devenir du quartier Dessaux. Entre autres.

Il n’en faut pas plus pour que les plans sur la comète municipale fassent briller l’étoile d’Olivier Carré. “La mairie à Carré, l’agglo à Grouard”, telle est l’architecture avancée par quelques prévisionnistes, à droite comme à gauche. Premier adjoint au maire depuis 2001, Olivier Carré, à ses débuts en politique réputé ultra libéral, (il était à Démocratie libérale), affiche un bilan “social” remarquable, comme adjoint à l’urbanisme et au logement, en charge du dossier GPV (Grand projet de ville). Sa politique du logement social recueille, c’est rare à Orléans, un certain consensus en conseil municipal. Y compris avec le PC que le maire flatte tant qu’il peut, histoire d’enfoncer un coin dans une “union de la gauche” renvoyée au second tour.

                                                                                          Les racines de Carré

Olivier Carré, la passion d'Orléans.

Olivier Carré, la passion d’Orléans.

Même s’il ne met jamais son drapeau UMP dans sa poche, notamment en conseil municipal où ses échanges avec Ghislaine Kounowski, la Sourcienne et Corinne Leveleux-Teixeira (PS), sont parfois saignants, tout le monde reconnait qu’il est allé au charbon.

Olivier Carré laboure le terrain, on le voit aussi beaucoup  dans les médias, un reportage à la Source avec l’Hebdo, et même un dialogue avec le communiste Michel Ricoud dans la Rep. Député du Loiret depuis 2007, membre de la commission des finances, l’homme a les épaules pour briguer la mairie d’Orléans.

Et puis n’oublions pas non plus les racines Carré (sans jeu de mot) d’Olivier, qui remontent à Roger Secrétain , l’ancien maire d’Orléans  (1959-1971) et à  Antoine Carré, toujours vice-président du conseil général, son prédécesseur à la députation sur la première circonscription.

                                                                                         Un  tandem qu’il faut reconduire

Et Charles-Eric Lemaignen dans tout ça? Le président sortant de l’agglomération défend bec et ongle son bilan et détaille à qui veut l’entendre son plan pour un passage en douceur de l’agglo à la Communauté urbaine: “si on passe à la hussarde, on va dans le mur, il n’y aura pas d’emblée un consensus, il faut préparer ça en trois ans” dit-il. Et s’agissant des politiques de développement économique et de transport,  Charles-Eric Lemaignen insiste, “je suis le plus à même de les appliquer”. Et il ajoute avec conviction,  “avec Serge, c’est un tandem qu’il faut reconduire”. C’était en septembre…

Toutes ces hypothèses s’échafaudent à l’aune d’une victoire de la droite républicaine en mars 2014 bien entendu, le succès à Orléans induisant le pouvoir à l’agglomération, même si l’on votera cette fois en direct pour les conseillers d’agglo. Et si, en attendant l’application de la loi sur le non cumul (applicable en 2017) des mandats de député et de maire, Serge Grouard visait les deux casquettes, mairie et agglomération…?

Ch.B

 

 

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