Tours: une mise en examen « soft » du maire PS Jean Germain

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Le maire de Tours (au centre) lors de l’inauguration du tramway (archive).

 

Jean Germain, sénateur maire PS de Tours a été mis en examen pour complicité passive de prise d’intérêt après avoir été entendu pour la première fois hier par les juges, dans la désormais célèbre affaire dite des “mariages chinois”. Un chef d’inculpation assez soft, du moins au regard de ceux qui pèsent sur les autres collaborateurs du maire déjà mis en examen depuis quelques mois. Alors que les juges retenaient notamment l’accusation d’escroquerie pour François Lagière, directeur de cabinet et d’emploi fictif à l’encontre de Jean-Francçois Lemarchand, directeur de l’Office de Tourisme qui s’était vu imposer la présence de l’employée devenue indésirable, ils avancent de manière plus timide pour leur employeur. Rien n’indique cependant qu’ils s’en tiendront à ce motif de base, d’autres chefs d’inculpation pouvant venir gonfler le dossier au fur et à mesure de l’instruction.

L’avocat de Jean Germain s’exprimera demain dans les colonnes de la Nouvelle République à ce sujet. Les autres protagonistes de l’affaire, notamment Lise Han par laquelle le scandale est arrivé, ne resteront sans doute pas silencieux face à cette nouvelle étape d’une affaire qui secoue assez violemment la “germanie”.

Qu’en pensera le conseil national du PS à la fin du mois quand il devra entériner le choix des candidats devant mener les listes socialistes lors des prochaines échéances municipales ? Verra-t-il d’un œil serein un candidat, sénateur d’Indre-et-Loire, mis en examen menant le combat pour une ville de l’importance de Tours, alors que les Français ne cessent de réclamer plus de transparence et de probité dans la vie publique ?

AM Delahaye

 






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