Daniel Larribe, l’ex-otage, à Orléans pour remercier ses amis géologues

IMG_0592

Daniel Larribe, ici avec François Bonneau et son épouse.

 Pour l’accueillir et l’accompagner après cette épreuve, son collègue et ami Michel Leclercq du Bureau de recherches géographiques et minières ainsi que le comité de soutien qu’il préside, mais aussi bien sûr sa femme, Françoise, qui avait été enlevée avec lui au Mali puis relâchée 160 jours plus tard.

 C’est avec émotion que Michel Leclercq est revenu sur ces longues années de lutte et sur la libération soudaine de son collègue, libération accueillie avec une grande joie mais assombrie par la mort des deux journalistes assassinés quelques jours plus tard à Kidal.

 Daniel Larribe a remercié son comité de soutien, François Hollande et le gouvernement, mais également Areva qui a notamment apporté un grand soutien aux familles. Il s’est dit « débordé » par l’effervescence de son arrivée, pris qu’il était dans un bouillonnement médiatique qui ne lui a « pas laissé le temps d’atterrir ».

 Un sentiment de compassion

 Malgré tout, il a souligné une nouvelle fois le peu d’animosité à son égard, qu’il a pu ressentir de la part de ses geôliers, des djihadistes parfois très jeune qui lors de son exfiltration l’ont relâché « sans ressentiment ». Aux yeux de sa femme il s’agissait surtout de jeunes adultes « complètement malléables », manipulés par les leaders du mouvement.

Le plus effrayant pour lui au final fut le déclenchement de l’opération Serval, qu’il avait alors prise pour une intervention algérienne après que ses ravisseurs eurent évoqué le passage de « MiG ». Il reconnait malgré tout que la mort d’Abou Zeid, chef d’AQMI, a « sûrement facilité sa libération ».

 Daniel Larribe a rendu à nouveau hommage au BRGM en confiant que son intérêt pour l’environnement qui l’entourait et la botanique en particulier avait joué un rôle majeur dans sa détermination à ne pas se résigner.

A la question d’une éventuelle rançon, il répond avec humour, faussement désolé, qu’il « pouvait difficilement être dans l’équipe de négociation et otage ».

  Constamment à ses côtés, son épouse a souligné elle aussi l’importance des nombreux soutiens reçus. Un membre du comité de soutien est revenu également sur les conditions de libération : « il n’y a que dans la discrétion que l’on est efficace ».

Nicolas Pons






Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail