Fabien Verdier (PS) veut faire redécoller Châteaudun avec l’aéronautique

VerdierTête de liste PS aux municipales de mars 2014, il a choisi de s’investir dans la petite ville beauceronne qu’il découvre. Il voudrait créer sur la base aérienne une industrie de reconstruction et de démantèlement d’avions.

 Fabien Verdier  arrive contrit  et avec des excuses dans le café où nous avons rendez-vous, retardé  par son travail au ministère des Personnes âgées et à l’Autonomie  voisin où il a son bureau de conseiller de la ministre en charge de la politique de l’âge.  Silhouette juvénile, allure bcbg des  attachés ministériels, un sourire charmant, une simplicité naturelle et un cahier  sur lequel il prend des notes qui surgit sur la table à peine son propriétaire assis. A 32 ans et demi, il annonce ce demi en riant avec un léger accent du sud-est qui fleure bon Montélimar où il est né et Grenoble où il a occupé le poste de  chef de cabinet du maire, Michel Destot, Fabien Verdier part à l’assaut de la mairie de Châteaudun.

 Fabien Verdier  a été choisi, le jeudi 10 octobre, lors d’une primaire, par les militants PS de Châteaudun comme tête de liste aux municipales de mars 2014. Avec 83 % des voix il a été préféré par ceux-ci  à un enfant du pays, le tonitruant Jean Bourdeau, 25 ans à qui il offre une place sur sa liste bien que celui-ci refuse de s’engager  à ses côtés. Il aura à affronter  quatre autres listes déjà déclarées dont celle du maire sortant.

La belle endormie

Inconnu des Dunois il y a peu encore, resté volontairement  silencieux et en retrait par respect, dit-il, des consignes de son parti il attaque le parcours qui peut le mener à la mairie et peut-être à une carrière d’élu régional ou national avec dynamisme et quelques idées  destinées à réveiller « la belle endormie » qu’est devenue la cité du bâtard d’Orléans.

 Que celui que tout désigne à prime abord comme un jeune aparatchick, venu en diagonale de l’autre bout de la France, cherche à s’implanter à Châteaudun, surprend au premier, qu’il n’ait pas cherché à établir sa notoriété en amont aussi. «  Mon arrivée à  Châteaudun  résulte de ma rencontre avec François Millien, le secrétaire de la section. Il cherchait un leader. Nous nous sommes vus il y a quelques mois et mon goût pour la politique a fait le reste. J’aime beaucoup mon métier de conseiller au ministère. C’est un parcours très enrichissant. Mais, depuis quelque temps, je ressentais le besoin de m’investir de l’autre côté.  Châteaudun n’est pas un choix de substitution. Je n’y ai aucune attache, c’est vrai. Mais, j’ai grandis en Ardèche près d’Aubenas, une petite ville, à taille humaine, assez semblable à Châteaudun . Ma tante avait une ferme. La ruralité je connais. J’ai été directeur hospitalier. Quand on embrasse cette carrière on sait qu’on va être amené à se déplacer sur le territoire et à l’hôpital on a le goût de la mission à accomplir. Ma compagne me soutient dans cette entreprise. L’important n’est pas d’où l’on vient mais la dynamique que l’on veut créer ». A l’écouter on a envie de le croire et de lui souhaiter bonne chance, de réussir son parachutage, terme qu’il réfute avec vigueur. « Je n’ai pas été envoyé par la direction du parti. J’ai choisi Châteaudun et les militants m’ont désigné. Je m’inscris dans la durée. Si je suis battu, je resterai militant à Châteaudun ».

 Un regard neuf sur la ville.

  S’il ne s’est pas encore beaucoup montré, Fabien Verdier a étudié  « sa ville d’élection » sur dossiers. Mettant à contribution sa formation d’économiste, il a pointé  «  le déclin industriel de la commune et son manque du dynamisme économique alors qu’elle dispose d’un réel potentiel. ». S’il est élu, Fabien Verdier veut s’employer à  lui donner un nouveau souffle, à stopper l’hémorragie de sa population et son déclin qui n’est pas irrémédiable. « Il faut pousser ses avantages compétitifs » dit-il en faisant encore appel à sa formation d’économiste, « j’apporte un regard neuf sur la ville et je veux le faire partager » conclut-il.

Une campagne en trois axes

 chateaudunPour notre campagne, «  nous avons retenu trois thèmes principaux : l’emploi, le lien social et la stabilité fiscale. La taxe foncière est élevée et la Ville est très fortement endettée. Alors, c’est clair, on ne pourra pas faire dix grands projets dans la mandature » dit-il, carré.  « Mon bureau sera ouvert aux entreprises, aux plus  petites comme au plus grandes. Il va falloir travailler ensemble, la main dans la main. Pour l’heure nous allons rencontrer les forces dunoises afin de nous nourrir de leur expérience ».

Cent suppressions de postes à la base aérienne ont été annoncées.  «  Il est trop tard pour revenir en arrière. C’était il y a un an qu’il fallait agir », reconnait-il mais il ne désespère pas  de  transformer celle-ci en « clinique » pour avions. « Il y a à l’heure actuelle sur cette base 415 aéronefs entreposés en bout de course ou qui ont besoin d’être réparés. Pourquoi ne pas envisager une industrie de reconstruction dans ce domaine, une spécificité ? »

Développer le tourisme à Châteaudun est un autre de ses projets. « J’ai constaté qu’il n’y a pas  de travail de promotion commun et d’échanges avec Cloyes et Vendôme pour ne citer que ces villes. Il faut y remédier et faire de Châteaudun une destination. Nous avons les atouts indispensables. A nous de les valoriser ».

Françoise Cariès

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Les rendez-vous de Châteaudun 2020

 Mercredi 13 novembre à 19h30 à la salle Jean Delabrouille, Fabien Verdier et les socialistes de Châteaudun organisent  un débat sur le Centre hospitalier de Châteaudun et le bassin Dunois. Quelle santé pour le bassin Dunois ? Quel avenir pour la maternité de Châteaudun ? Quelles conditions de travail pour les personnels ? Quid de la maison de santé ?

Le vendredi 13 décembre à 19h, nouveau  débat avec Catherine Lockhart, maire de Vendôme sur le thème : Quels axe de coopération possibles entre Châteaudun et Vendôme.

 

 

 

 

 

 

 

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