Claude Roiron (PS), lassée des chinoiseries tourangelles, en piste pour Bruxelles

2012-01-27 13.01.21 (1)

 

Claude Roiron, ex-présidente PS du Conseil général d’Indre et Loire, a été désignée par le parti socialiste samedi dernier pour occuper dans le nord-ouest la deuxième position de la liste qui sera menée par l’eurodéputé sortant, également patron de la fédération du Nord, Gilles Pargneaux. Une situation qui la place en position éligible, sauf scénario catastrophe. Elle rejoint donc une région dans laquelle elle compte plusieurs amis : Laurent Fabius, dont, comme chacun sait, elle est restée très proche et Martine Aubry dont elle avait soutenu la candidature aux primaires pour la présidentielle. C’est d’ailleurs dans cette région que la situation a été la plus facile à arrêter, nombre de tractations contradictoires ayant agité pas mal d’autres coins de la France, à commencer par celui où va se présenter l’actuel ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, au grand dam de Jean-Marc Ayrault qui doit estimer qu’il aurait pourtant assez à faire rue de Grenelle !

Les foudres des barons locaux

Il faudra encore attendre le vote des militants dans chaque fédération le 21 novembre et la convention PS du 7 décembre qui validera définitivement les candidatures pour être absolument sûr des listes finales, des urgences de dernière minute pouvant toujours surgir dans les couloirs de la rue de Solférino ou de l’Elysée.

IMG_1099A ceux qui s’étonnent du parachutage en Normandie de celle qui fit longtemps la une des journaux locaux, rappelons que Claude Roiron a subi les foudres des barons locaux du PS pour insubordination aux ordres supérieurs (entendez ceux de son ex-mentor Jean Germain) et liberté de parole (qu’elle n’avait pas toujours très douce, il est vrai). Cette volonté de s’abstraire des pressions diverses qu’on lui faisait subir, officielles ou occultes, lui avait coûté la présidence du Conseil général en 2011. Marisol Touraine, en embuscade et tellement attirée par la place qui lui assurerait quelques mois après une nomination au gouvernement, en avait fait ses choux gras, passant pour l’occasion une alliance avec le maire de Tours dont on peut d’ailleurs s’interroger sur la sincérité et la longévité.

Dégoûtée par la cuisine locale

IMG_1089

1920, le congrès de Tours est bien loin.

Dégoûtée par la cuisine locale aux odeurs parfois nauséabondes, Claude Roiron, politique dans l’âme et sincèrement habitée par la volonté d’agir pour le bien commun, n’avait pas d’autres choix que d’accepter cette fois-ci l’invitation du ministre des affaires étrangères de rallier les terres normandes. Une invitation qu’il lui avait déjà faite en deux autres occasions mais qu’elle avait toujours déclinée, trop attachée à sa Touraine natale.

Et même si une élection n’est jamais gagnée à l’avance, gageons que cette « enragée » de travail toujours prête à mener des combats pour peu qu’ils soient utiles, saura faire entendre sa voix au parlement européen, là où, à vrai dire, les seuls vrais enjeux se trouvent.

 AM Delahaye

 






Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail