Mireille Darc : « une profonde amitié me liait à Georges Lautner »

darc3Mireille Darc évoque le réalisateur disparu et se souvient aussi avec émotion de ses séjours à Douchy (Loiret) dans la propriété d’Alain Delon

 « Georges Lautner avait construit une famille de cœur et j’en faisais partie », déclarait samedi soir Mireille Darc qui avait beaucoup de peine. Elle venait d’apprendre le décès du cinéaste Georges Lautner à 87 ans. Sous sa direction, elle a tourné treize films.

Quand ils se rencontrent en 1963, Lautner est en pleine gloire. « Les tontons flingueurs » sont déjà occupés à devenir un film culte, Mireille Darc est une actrice reconnue grâce notamment à son rôle dans « Pouic-Pouic » de Jean Girault aux côtés de Louis de Funès et Jacqueline Maillan « J’avais devant moi un homme, très ouvert qui irradiait la sympathie « écrit l’actrice dans le livre « Une femme libre » qu’elle publie chez Flammarion.

 

Ses galons de star

Mais c’est avec Lautner qu’elle va gagner ses galons de star. Il l’engage dans « Des pissenlits par la racine », « Les Barbouzes », « Galia », « Ne nous fâchons pas » pour n’en citer que quelques-uns. Des films qui permettront à la belle blonde longiligne de côtoyer Lino Ventura, Bernard Blier et Francis Blanche. Dans les années 70, elle sera encore aux côtés de Lautner pour de beaux rôles dans “Laisse aller c’est une valse”,  et aussi« Les seins de glace » en 1974 où il filme la rencontre de Mireille Darc avec Alain Delon.

Darc chez Delon à Douchy (Loiret)

Avec Delon, elle s’installe à Douchy dans la propriété que l’acteur vient d’y acheter : des bois, un parc avec un ancien château en ruine. Elle aménage les communs, une grande à pièce à vivre en bas les chambres en haut. Le couple passe beaucoup de week-ends dans cette demeure « J’aimais les feux de cheminée, les promenades dans le sous-bois, l’atmosphère de cette maison »

Alain Delon et Mireille Darc se séparent mais gardent des liens, de l’estime et du respect et une immense tendresse l’un pour l’autre. Quoi qu’ Alain Delon dise et c’est parfois surprenant, quoi qu’il fasse «Je ne le jugerai pas »dit Mireille Darc, « je l’aime. Je ne suis pas amoureuse, je l’aime », dit- cette femme qui se revendique libre. Dans son livre illustré de fort belles photos , on les voit, duo qui a pris de l’âge se promener en toute amitié dans les allées de Douchy.

F.C.

  • Mireille Darc  par Richard Melloul
  • (Flammarion) 26 euros 





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