“Reflets d’âmes”, un livre d’art d’une beauté humanitaire

Philippe Bindet

Après avoir parcouru la Bulgarie, la Roumanie, le Cambodge, où il a dénoncé la misère des enfants et leur a apporté vétements et nourriture, le photograhe orléanais Philippe Bindet  vient de publier un très beau livre livre dont les bénéfices de la vente iront intégralement à la construction d’une école dans un village du Laos, son nouveau projet qui fait suite  à la construction d’un dispensaire de trente lits au Cambodge.

Voici un recueil de photos saisissant de manière personnelle l’onde abstraite d’une Loire multicolore. Voici cent-huit pages où s’écoulent les reflets chatoyants du fleuve et d’autres eaux du monde ponctués de très jolis textes poétiques d’une douceur et d’une sensibilité limpides écrit par des dames de coeur. Beauté de ligne au féminin pluriel.
Treize ans de de travail ont été nécessaires pour réaliser cet ouvrage. Des 4.000 images  saisies, seulement 100 auront été retenu pour ce livre pensé par celui qui fut l’un des compagnons de l’abbé Pierre chez les Compagnons d’Emmaüs. “Père, le gamin continue le combat, c’est à travers la couleur que je vais leur apporter le bonheur” écrit du reste Philippe Bindet  dans son ouvrage.
D’une lumineuse attention est aussi la préface d’Isabelle Klinka-Ballesteros qui fut directrice des musées et conservateur en chef des musées d’Orléans.  Cette dernière y résume avec âme le généreux parcours de cet enfant d’une famille de onze frères et soeurs qui passa de l’apprentissage de la plomberie, au service militaire, aux petits boulots, au poste dans les services culturelles de la  ville d’Orléans, ville où il est toujours employé.
Isabelle Klinka-Ballesteros: “Reflets d’âmes résume des années passées dans la nature auprès de fleuves, rivières et océans. Depuis la disparition de sa mère, Philippe Bindet éprouve le besoin encore plus grand de se promener au bord du Loiret  pour se consoler de l’inconsolable.  Regarder l’eau et deviner toutes ses couleurs chatoyantes lui apporte apaisement et sérénité.” Quant à l’oeuvre proprement dite,  dont Isablelle Klinka-Ballesteros salue à juste titre la vibration de la lumière: “De la réalité de l’eau au rêve, tout l’art du photographe est de susciter à partir de touches abstraites de troublantes sensations pour l’âme”.
Jean-Dominique Burtin.
“Reflets d’âmes”, 108 pages, 40€. En vente au musée des Beaux-Arts d’Orléans. A noter: les photographies de l’ouvrage seront exposées du 13 au 16 février prochains au “Domaine de la Trésorerie”, à Saint-Pryvé Saint-Mesmin (45).





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